
Une baisse record. L’immigration nette au Royaume-Uni a chuté de moitié en 2024, selon les données publiées jeudi 22 mai par l’Office for National Statistics (ONS). Le solde migratoire – qui mesure la différence entre le nombre de personnes arrivant dans le pays et celles qui le quittent – est tombé à 431 000, contre 860 000 en 2023. Une diminution qui s’explique en grande partie par le recul des arrivées en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne et à l’Espace économique européen (Norvège, Islande, Liechtenstein et Suisse), notamment de l’Inde, du Nigeria ou du Pakistan.
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L’ONS note une diminution des entrées liées au travail comme aux études, ainsi qu’une hausse des départs au cours de l’année écoulée. Les règles plus strictes mises en place pour les visas de travail et d’étude ont eu un effet direct. En 2023, le gouvernement conservateur avait relevé le salaire minimum requis pour les travailleurs qualifiés étrangers et durci les conditions d’entrée pour les familles de travailleurs et d’étudiants.
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Les chiffres dévoilés ce jeudi confirment ces tendances : l’immigration pour raisons professionnelles a chuté de 49 % et les arrivées liées aux études de 17 %. Le nombre de personnes arrivant en tant que proches de travailleurs ou d’étudiants a également fortement reculé. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024, a salué cette baisse, bien que celle-ci résulte en grande partie de mesures prises par ses prédécesseurs conservateurs. Début mai, le Premier ministre avait promis de faire baisser « significativement » l’immigration au cours des quatre prochaines années, sous la pression croissante du parti Reform UK de Nigel Farage.
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Si la tendance est bien accueillie sur le plan politique, elle pourrait poser un dilemme économique… Le Royaume-Uni continue de dépendre largement de la main-d’œuvre étrangère dans de nombreux secteurs, alors que la population vieillit et que les pénuries de compétences se multiplient. En mars, les prévisions budgétaires britanniques ont revu à la baisse la croissance attendue en 2025, en partie à cause du ralentissement de l’immigration.
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