Le rapport gouvernemental rendu public ce 21 mai 2025 ne fait plus dans la nuance : la France est aujourd’hui la cible d’une entreprise d’infiltration idéologique, patiente, organisée, implacable, orchestrée par les Frères musulmans. À travers 139 mosquées, 280 associations et un maillage serré d’organismes éducatifs et culturels, c’est tout un système parallèle qui prospère au sein même de notre République, avec pour finalité la subversion de ses fondements. Derrière une façade de respectabilité et de dialogue, c’est un projet de rupture qui avance, masqué. Un projet de conquête.
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Fondée en 1928 par Hassan al-Banna, la confrérie des Frères musulmans n’est pas un courant spirituel parmi d’autres, mais une idéologie politico-religieuse globale, qui vise à substituer à la souveraineté nationale l’empire d’Allah, à remplacer les lois humaines par la charia, à abolir la distinction fondatrice entre la foi et la loi. Comme l’analyse avec une précision glaçante Florence Bergeaud-Blackler, spécialiste de l’islamisme européen, le frérisme n’est pas seulement un discours religieux : c’est une stratégie de ré-islamisation méthodique de l’Europe, par le bas, par la société, par l’entrisme.
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Une contre-société sous nos yeux
Il s’agit d’une contre-société qui se construit dans nos murs : par l’endoctrinement des enfants, la captation des institutions, la pression sur les élus, l’infiltration des élites. Malheureusement, dans l’indifférence ou la complicité d’une partie des pouvoirs publics. Le procédé est désormais bien connu : victimisation systématique, chantage à l’islamophobie, inversion accusatoire. Chaque tentative de contrôle est dénoncée comme liberticide, chaque critique comme raciste. Pendant ce temps, les principes républicains sont minés, un à un. L’égalité entre les sexes est bafouée. La liberté de conscience est niée. La laïcité est tournée en dérision. La démocratie elle-même est jugée illégitime.
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L’enjeu devant nous est un enjeu de civilisation : quelle France voulons-nous ? Celle de la liberté, des Droits de l’Homme et des lois républicaines ? Ou celle de la charia, des femmes voilées et des supérettes sans viande hors halal et sans alcool ? Les preuves abondent. Des écoles hors contrat, gérées par des associations fréristes, ont été fermées après des inspections accablantes : port du voile obligatoire dès l’enfance, ségrégation stricte entre les sexes, négation de la Shoah, rejet de la culture française, endoctrinement politique à peine voilé.
L’AMF, vitrine légale du frérisme
À Grenoble, des élus locaux, parfois naïfs, souvent complaisants, ont été ciblés et manipulés par des collectifs liés à la mouvance frériste, tels que le CCIF (collectif contre l’islamophobie en France), qui a mené un intense lobbying contre des décisions municipales sous prétexte de « lutte contre l’islamophobie ». Le but ? Disqualifier toute résistance, délégitimer toute réaction. Le temps des petits accommodements raisonnables est révolu ! Ouvrons les yeux ! Un ennemi identifié, connu, nous a provoqués, nous devons désormais lui faire la guerre.
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Au cœur de ce dispositif tentaculaire se trouve l’Association des Musulmans de France (AMF), successeur direct de l’UOIF (Union des organisations islamiques en France). Cette organisation, présentée comme un acteur du dialogue interreligieux, n’est en réalité que la vitrine légale du frérisme en France. Elle organise chaque année des événements rassemblant des milliers de fidèles, donne la parole à des prédicateurs ouvertement hostiles à la République, et déploie des réseaux dans l’éducation, la jeunesse et le secteur associatif.
Son objectif n’est pas l’intégration des musulmans à la communauté nationale, mais bien l’installation durable d’un archipel islamiste, avec ses propres normes, ses propres lois, ses propres tribunaux moraux, et son propre horizon politique. Les Frères musulmans se servent de nos valeurs pour les retourner contre nous. Ne soyons pas naïfs, ils utilisent nos faiblesses, notre manque de courage politique pour infuser tous les pans de notre société. Des précédents étrangers nous montrent le chemin de la lucidité. L’Égypte, pourtant leur pays d’origine, a classé les Frères musulmans comme organisation terroriste dès 2013. Ont suivi l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en 2014.
L’Allemagne, en 2020, a dissous plusieurs associations fréristes pour atteinte à l’ordre démocratique. Plus récemment encore, la Jordanie les a interdits pour « menées subversives ». Ces pays, parfois bien moins libéraux que la France, ont pourtant compris que la tolérance excessive envers les intolérants est suicidaire. Et nous ? Nous tergiversons. Nous tremblons devant les cris d’orfraie de quelques officines militantes. Nous chipotons sur la « liberté d’association », pendant que le communautarisme prospère et que l’islam politique tisse sa toile dans nos quartiers. Combien de territoires déjà perdus ? Combien de jeunes arrachés à la France par des discours de haine et de repli ?
Le temps du courage
Il n’est plus admissible d’entendre que l’État ne peut rien faire, que lutter contre une idéologie est impossible, sinon c’est reconnaître que le combat est perdu. Nous devons nous battre, encore, inlassablement. Nous le devons à nos compatriotes. Le discours politique ambiant est au découragement depuis trop d’années. Nous avons laissé notre République se faire dépasser, ne la laissons pas être remplacée. Il faut le dire : les demi-mesures ne servent à rien. Fermer une mosquée frériste, c’est en voir dix autres s’ouvrir aussitôt, ailleurs, sous un autre nom. Dissoudre une structure, c’est la voir renaître dans l’heure sous un faux-nez. Le mal est structurel, tentaculaire, stratégiquement décentralisé. Il faut frapper au cœur.
La seule réponse à la hauteur du défi, c’est l’interdiction totale des Frères musulmans. La dissolution immédiate de l’AMF. Leur inscription sur la liste des organisations terroristes. Ce n’est pas un acte contre l’islam : c’est un acte pour la République, pour les millions de Français de confession musulmane qui refusent ce poison idéologique, pour l’intégrité de notre civilisation. Il faut avoir le courage de nommer les choses : le frérisme est un totalitarisme islamique, un projet politique de domination. Et comme tout totalitarisme, il doit être combattu sans faiblesse. Le laxisme face à lui est une forme de collaboration. L’aveuglement, une trahison. La République est une idée. Une idée exigeante. Une idée menacée.
Le frérisme ne l’attaque pas frontalement. Il la ronge de l’intérieur, lentement, méthodiquement, par l’endoctrinement, la prédication, le repli identitaire. Lui opposer des discours tièdes, des mesurettes administratives ou des postures morales, c’est pactiser avec sa progression. À cet égard, il faut relire Soumission du visionnaire Michel Houellebecq, non plus comme une provocation littéraire, mais comme une prémonition politique. Le roman décrivait une France fatiguée, rendue vulnérable par la lâcheté de ses élites, où l’islam politique triomphe par les urnes. Ce que nous vivons aujourd’hui, ce n’est plus de la fiction. Mais la réalité qui rattrape la littérature. Nous n’avons plus le luxe d’attendre.
Le courage politique exige de nommer, de dissoudre, d’interdire. Il en va de la survie de notre modèle de société. Non, Marianne n’est pas et ne sera jamais compatible avec la charia.
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