L’essentiel
- Âgé de 33 ans, le bourreau de Saint-Chamond, dans la Loire, a été interpellé et placé en détention provisoire.
- Victime de ses sévices, sa conjointe, une femme de 27 ans, a été séquestrée et torturée dix jours durant.
- Présentant de nombreuses brûlures sur le corps, ses jours ne seraient plus en danger.
Dix jours d’horreur. Un homme de 33 ans, soupçonné d’avoir séquestré et torturé sa conjointe dans la Loire, a été mis en examen vendredi et placé en détention provisoire, a-t-on appris auprès du parquet de Saint-Etienne. D’après de premiers éléments d’enquête, la jeune femme « était séquestrée dans cet appartement depuis le 12 mai » par celui qui était son compagnon depuis environ deux mois, indique la procureure Anne Gaches.
Déjà condamné pour violences conjugales
Interpellé mercredi après-midi au domicile du couple à Saint-Chamond (42), le trentenaire « a reconnu très partiellement » avoir brûlé la victime, « sans admettre l’avoir séquestrée ni torturée », a précisé la magistrate.
Poursuivi pour séquestration, actes de torture et de barbarie, ainsi que tentative de meurtre, l’homme avait été condamné en 2017 « à une peine de prison pour des faits de violences conjugales sur une autre victime », ajoute la magistrate. Il est aussi connu de la justice pour vols et délinquance routière.
Des brûlures au chalumeau
La victime, âgée 27 ans, a été découverte dans l’appartement conjugal par les secours, qui avaient été alertés par l’entourage du couple, inquiet de ne pas avoir de nouvelles depuis une semaine, selon une source proche de l’enquête à l’AFP. La jeune femme, qui a été frappée avec un objet contondant et brûlée avec de l’essence, a été prise en charge par le service des grands brûlés de l’Hôpital Saint-Joseph Saint-Luc à Lyon. L’hypothèse de brûlures au chalumeau, évoquée dans un premier temps, a été écartée.
La victime « présente de multiples brûlures sur l’ensemble du corps, ainsi que de nombreuses plaies » mais son pronostic vital « ne serait plus engagé », explique de son côté la procureure. Elle s’est vue prescrire une ITT (Interruption totale de travail) provisoire de 90 jours, a précisé une autre source proche de l’enquête.
L’enquête a été confiée à la Division de la criminalité territoriale de Saint-Etienne.






