
Une petite révolution. Quelques heures après que l’Ukraine a subi une attaque record de 355 drones dans la nuit de dimanche 25 à lundi 26 mai, Friedrich Merz a annoncé sur une chaîne de télévision allemande que les principaux alliés occidentaux de Kiev – l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France – avaient levé toute « limitation de la portée des armes livrées ».
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« Cela signifie que l’Ukraine peut désormais se défendre, par exemple en attaquant des positions militaires en Russie […], ce qu’elle ne faisait pas il y a quelque temps, à quelques exceptions près. Elle peut le faire maintenant », a détaillé le chancelier allemand, relève l’AFP. Toutefois, aucun des pays alliés n’a pour l’instant confirmé cette évolution de la doctrine militaire, qui pourrait avoir des conséquences pour la suite du conflit.
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La Russie a mis en garde à de nombreuses reprises les alliés de Kiev contre l’autorisation de frappes ukrainiennes sur son territoire. Ainsi, en septembre dernier, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré, à propos d’une éventuelle autorisation pour l’Ukraine d’utiliser des armes occidentales à longue portée : « Si cette décision est prise, cela ne signifierait rien de moins qu’une implication directe des pays de l’Otan dans la guerre en Ukraine. Cela changerait la nature même du conflit. Cela signifierait que les pays de l’Otan sont en guerre contre la Russie. » Le maître du Kremlin avait également indiqué que Moscou n’hésiterait pas à utiliser l’arme nucléaire en cas de « lancement massif » d’attaques aériennes contre son pays.
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Ce lundi, le chef du gouvernement allemand a également pris à partie Vladimir Poutine. Il l’a accusé de considérer les offres de discussions pour aboutir à un cessez-le-feu comme une « faiblesse ». Avant d’ajouter : « Après ces trois dernières semaines, personne ne peut sérieusement nous accuser de ne pas avoir épuisé tous les moyens diplomatiques disponibles. Si même une réunion au Vatican n’a pas son approbation, nous devons nous préparer à ce que cette guerre dure plus longtemps que nous le souhaitons ».
Le projet de discussions sous l’égide du Vatican a été approuvé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président des États-Unis Donald Trump et les pays européens. En revanche, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a émis des doutes sur ce choix, estimant qu’il serait malvenu pour deux pays orthodoxes. Quant aux récents pourparlers en Turquie entre Ukrainiens et Russes, les résultats n’ont pas été probants.
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