
C’est une victoire pour Jean-Luc Mélenchon. L’Assemblée nationale a largement adopté les deux propositions de loi « fin de vie », visant à étendre les soins palliatifs et ouvrant une « aide à mourir », ce mardi 27 mai. Défenseur de longue date de cette réforme, le chef de file de La France insoumise a immédiatement félicité « de tout cœur ceux qui l’ont fait adopter ». « Évidemment, les refus doivent être entendus et respectés », a-t-il toutefois précisé sur X. Preuve en est, une liberté de vote avait été accordée aux députés insoumis, comme dans les autres groupes.
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La députée Sophia Chikirou s’est par exemple abstenue. « Je doute d’un point de vue moral sur les effets anthropologiques d’une telle loi, sur les effets délétères dans une société organisée par le capitalisme prédateur. Je doute aussi de la nécessité de légiférer au-delà de la loi actuelle qui permet déjà de répondre à la très large majorité des situations », a confié l’élue LFI au Figaro. Clémence Guetté, à l’instar d’Emmanuel Macron, a salué « une grande étape ». « Nous offrons aux Français un droit nouveau, le droit de mourir dans la dignité, le droit de choisir lorsqu’on éteint la lumière », s’est réjouie la vice-présidente insoumise de l’Assemblée nationale.
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Les deux textes votés cet après-midi sont étroitement liés : l’exécutif souhaite renforcer l’accompagnement des malades en fin de vie, tout en ouvrant une voie encadrée vers l’aide à mourir. Les députés ont approuvé à l’unanimité la proposition de loi consacrée aux soins palliatifs, tandis qu’ils se sont prononcés à 305 voix contre 199 en faveur de la création d’un « droit à l’aide à mourir ».
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Pour avoir accès à un produit létal, les patients devront remplir cinq critères : être majeurs et Français, atteints d’une « affection grave et incurable » qui engage « le pronostic vital, en phase avancée ou terminale », présenter « une souffrance physique ou psychologique liée à cette affection », et enfin, être aptes « à manifester (leur) volonté de façon libre et éclairée ». Hormis l’UDR, dont tous les membres ont voté contre la loi sur l’aide à mourir, aucun groupe de l’Assemblée nationale n’a voté à l’unanimité pour ou contre le texte.
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