
« Mon père ne pourra jamais être réhabilité », a déclaré Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, lors de son intervention sur la chaîne britannique Sky News. Elle est revenue sur le procès des viols de Mazan, au terme duquel son père, Dominique Pelicot, a été condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle pour avoir organisé, durant plusieurs années, le viol de son ex-femme, Gisèle Pelicot, en la droguant et en la livrant à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan (Vaucluse).
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Lors du procès, plusieurs hommes jugés aux côtés de Pelicot ont nié les accusations, arguant qu’il s’agissait d’un « jeu sexuel consenti ». Gisèle Pelicot, qui a levé son anonymat pour témoigner publiquement, avait alors déclaré : « Ce n’est pas à nous d’avoir honte, mais à ces hommes. »
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La castration chimique considérée par le gouvernement britannique
C’est dans ce contexte que Caroline Darian, fille de Gisèle et Dominique Pelicot, a été interrogée sur le projet du gouvernement britannique d’instaurer la castration chimique obligatoire pour certains délinquants sexuels.
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Selon elle, cela pourrait constituer « une partie de la solution » afin d’éviter la récidive, notamment dans des cas extrêmes : « Lorsque vous êtes à ce niveau de criminalité, à ce niveau de criminel, il n’y a rien d’autre que vous puissiez faire. »
« Victime invisibilisée »
Caroline Darian a elle-même récemment porté plainte contre son père, le 5 mars dernier, auprès du parquet de Versailles. Elle l’accuse de viols, agressions sexuelles, administration de substances et mise en danger d’autrui. Dans l’ordinateur de Dominique Pelicot, des images de Caroline endormie, nue, parfois vêtue de lingerie ne lui appartenant pas, ont été retrouvées.
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Selon elle, son père « ne pourra jamais être réhabilité » et sortirait probablement dans moins de dix ans pour bonne conduite. « Il y a de fortes chances de voir ce type de profil récidiver », a-t-elle ajouté. Longtemps absente des débats médiatiques et judiciaires, elle se décrit aujourd’hui comme une « victime invisibilisée » et réclame une reconnaissance pleine et entière de son statut de victime.
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