Pour la seule journée de samedi, les autorités britanniques ont détecté 1.194 arrivées de migrants ayant traversé la Manche sur de petites embarcations. Un record depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP à partir des chiffres officiels. Les autorités françaises ont multiplié les opérations de secours entre vendredi soir et samedi après-midi dans le détroit du Pas-de-Calais, a indiqué la préfecture maritime.
Opérations de secours dans le détroit du Pas-de-Calais
Au total, 184 personnes qui tentaient de traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre clandestinement à bord de petites embarcations ont été secourues. Plusieurs opérations distinctes ont eu lieu : 78 au large de Fort-Mahon (Somme), 61 près de Wimereux (Pas-de-Calais) après une panne moteur, neuf au large de Grand-Fort-Philippe après une demande d’assistance, et 36 au large de Dunkerque, pris en charge par la SNSM et débarqués à Calais.
Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont mortes dans la Manche, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels. Les derniers en date, une femme et un enfant, sont décédés au large de Calais dans la nuit du 20 au 21 mai, après une série d’autres naufrages et incidents meurtriers.
« Intercepter les passeurs »
Selon les chiffres officiels publiés vendredi par les autorités britanniques, 13.614 migrants ont rejoint l’Angleterre à bord de petites embarcations depuis le début de l’année. Quelque 36.800 migrants avaient gagné le pays l’an dernier, essentiellement des Afghans, des Syriens et des Iraniens. Interrogé sur Sky News, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a qualifié les scènes observées la veille de « choquantes ».
« Nous avons un accord (avec les Français) pour qu’ils modifient leur manière de travailler. Notre priorité est désormais de les pousser à le mettre en œuvre afin qu’ils puissent intercepter les passeurs et stopper ces personnes dans les bateaux et pas seulement sur le rivage », a-t-il déclaré.
Sur la BBC, il a ajouté : « Ce qu’il faut maintenant, c’est travailler plus étroitement avec les Français pour les convaincre de mettre cela en œuvre afin qu’ils puissent intervenir dans l’eau, dans les eaux peu profondes, ce qu’ils ne font pas pour l’instant ».
Les autorités françaises, conformément au droit de la mer, n’interviennent que pour du sauvetage une fois les bateaux à l’eau.





