
Poids des impôts : la France a la pression fiscale la plus élevée des pays de l’OCDE

Si Emmanuel Macron se targue souvent d’être le premier président à avoir réussi à vaincre le chômage de masse et à avoir fait de la France le pays le plus attractif d’Europe, il a échoué à lui faire perdre son rang de pays le plus taxé de l’OCDE. Pour autant, la pression fiscale globale après huit ans à l’Élysée a décliné, passant de 45,3 % du PIB en 2017 à 43,8 % en 2023. Une baisse obtenue notamment par la suppression de la taxe d’habitation. Privilégiant la politique de l’offre, Emmanuel Macron a fait le choix d’alléger fortement la pression fiscale sur les sociétés – de 33,3 % en 2017 à 25 % aujourd’hui –, au détriment des ménages.
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Impôts et cotisations : leur montant a augmenté de 200 milliards d’euros entre 2017 et 2023

Le montant total de ce que l’État ponctionne aux ménages a augmenté de 200 milliards d’euros sous Emmanuel Macron, pour atteindre 1 200 milliards d’euros en 2023. Des rentrées fiscales boostées par la baisse du chômage, notamment, et l’augmentation du nombre d’actifs. L’impôt le plus important en matière de rendement est la TVA qui représente à elle seule 38 % de la totalité des recettes fiscales collectées. Sur la même période – 2017 à 2023 –, le pouvoir d’achat des Français a certes progressé de 5,3 % en moyenne, mais ces gains sont principalement portés par l’entrée dans l’emploi de chômeurs et n’ont pas aussi fortement profité aux classes moyennes qui sont par ailleurs celles qui contribuent le plus fiscalement.
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Impôt sur le revenu : + 30 % depuis 2017 donc (+ 1500 euros) par foyer fiscal imposable

La charge de l’impôt sur le revenu repose sur 44,7 % des foyers fiscaux, c’est-à-dire moins de la moitié des Français en activité. Ces dernières années, les recettes de l’impôt sur le revenu ont continuellement augmenté pour atteindre 112 milliards d’euros en 2023. L’OFCE estime par ailleurs que les ménages les plus aisés en valeur absolue ont plus bénéficié d’avantages fiscaux avec la réduction de l’ISF, l’instauration de prélèvements forfaitaires uniques, que les classes moyennes. Ce qui entame pour partie le consentement à l’impôt des Français.
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