
Pas un euro d’impôts en plus. C’est le mot d’ordre martelé à droite, de Bruno Retailleau à Éric Ciotti, face au choc budgétaire des 40 milliards d’économies à trouver pour 2026. « L’État doit commencer par se serrer la ceinture avant de faire les poches des Français », résume le nouveau patron des Républicains. L’austérité ? Non. La rigueur, oui ! Mais pas pour les ménages.
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Bruno Retailleau dénonce un État « dispendieux, lourd, inefficace », des services publics trop coûteux et sans résultats. Outre une meilleure gestion de l’administration publique, le Vendéen propose de tailler dans les effectifs en ne remplaçant pas les départs à la retraite des fonctionnaires, voire de sabrer des postes dans les agences de l’État, qui engloutissent 80 milliards par an. Plus surprenant, à un an des municipales, le président des Républicains suggère de simplifier le millefeuille territorial et de faire la chasse aux doublons.
Éric Ciotti et Bruno Retailleau convergent tous deux sur un principe cardinal : la pause fiscale
Éric Ciotti, lui, joue les « Monsieur plus ». L’UDR, lors de ses Grands Forums des libertés, appelle de ses vœux une révolution fiscale : suppression de la taxe sur les logements vacants, suppression des droits de succession et de donation, baisse des aides sociales, privatisations ciblées… Sans oublier de s’attaquer aux dépenses liées à l’immigration : fin de l’AME (aide médicale de l’État), dont le coût est de 1,4 milliard d’euros par an, durcissement des conditions d’accès aux prestations sociales accordées aux nouveaux arrivants, multiplication par cinq des frais de titre de séjour.
Deux manières qui visent à tailler dans la dépense publique. L’une dans le style policé du sénateur, l’autre dans celui du bulldozer libéral. Éric Ciotti et Bruno Retailleau convergent tous deux sur un principe cardinal : la pause fiscale, considérant que le vrai courage budgétaire, ce n’est pas de taxer plus, c’est de dépenser moins – quitte à s’attaquer à certains totems, qu’il s’agisse de la fonction publique ou de l’aide aux étrangers.
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