
Victoire du camp conservateur au second tour de la présidentielle polonaise. Alors que les sondages de sortie des urnes du dimanche 1er juin suggéraient une courte victoire du centriste pro-européen Rafal Trzaskowski, les résultats consolidés marquent la victoire de Karol Nawrocki, soutenu par le parti PiS (Droit et justice), avec 50,89 % des voix.
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Gouvernée par le centriste Donald Tusk, la Pologne confirme néanmoins avec ce vote son ancrage dans l’axe conservateur d’Europe centrale, composé du Premier ministre hongrois Viktor Orban et de son homologue slovaque Robert Fico, tous deux critiques de Bruxelles et promoteurs d’une souveraineté nationale forte. L’UE devra donc composer avec une ligne dure de Varsovie sur le sujet des frontières.
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Le candidat défait, Rafal Trzaskowski, soutenu par la Plateforme civique de Donald Tusk, n’était pas pour autant un progressiste radical en la matière : le maire de Varsovie refusait la politique des quotas, entendait suspendre le droit d’asile pour les migrants arrivant de Biélorussie et proposait de limiter les aides sociales en faveur des réfugiés ukrainiens.
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Karol Nawrocki prévoit, lui, de combattre tout mécanisme contraignant issu du Pacte sur la migration et l’asile. Au-delà de cette thématique, le nationaliste rejette l’euro, dénonce tout projet fédéral européen et martèle la nécessité de préserver l’identité nationale : « La Pologne n’a pas besoin d’un État centralisé peuplé de citoyens européens d’origine polonaise », a souligné durant la campagne le candidat fasciné par Donald Trump. Suggérant, donc, que Varsovie pourrait s’affirmer comme une des places fortes du conservatisme en Europe.
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