
Prison pour le violeur d’une femme vulnérable. Vendredi 6 juin, un Tunisien de 34 ans nommé Kamel H., en situation irrégulière sur le territoire français, a été condamné pour le viol d’une femme dans le parc Aquarev à Loudéac, dans les Côtes-d’Armor. Alors que le procureur avait requis dix ans de prison, il a écopé de sept ans de rétention, indique Le Télégramme. Aucune interdiction de territoire français (ITF) n’a également été prononcée contre lui.
Publicité
Le 2 juin 2023, une femme de 39 ans a déposé plainte pour viol. Présentant des traces d’un coup à l’œil et des griffures au visage, elle assure avoir été abordée par un homme la veille, qui aurait insisté qu’ils prennent un verre dans un bar. Comme le relate Ouest-France, la victime aurait un problème avec alcool et aurait fini rapidement saoule après deux consommations.
La suite après cette publicité
Les excuses de l’agresseur
Kamel H. a ensuite appelé un ami pour qu’il vienne le chercher, tandis que la femme s’apprêtait à rentrer chez elle à pied. L’individu lui aurait alors proposé de la ramener à son domicile. Si elle est finalement montée à bord, le véhicule a toutefois pris un autre chemin. La femme en état d’ébriété se serait ensuite retrouvée dans le parc Aquarev en compagnie de l’homme qui l’avait accosté.
La suite après cette publicité
D’après elle, il l’aurait frappé au visage avant de la violer. Une heure plus tard, il a rappelé le même conducteur de la voiture laissant la femme sur place. Cette dernière, vulnérable, a demandé à des riverains de la raccompagner chez elle. Après sa plainte, cette mère de famille a suivi un examen gynécologique, qui a retrouvé la présence du sperme de l’accusé.
Le 21 juin, la victime a contacté la gendarmerie pour alerter que son violeur circulait à trottinette en bas de chez elle, relate Ouest France. Il lui aurait demandé de ses nouvelles, avant d’être interpellé par les militaires, puis mis en examen et placé en détention provisoire.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
« J’aimerais rester en France »
À l’audience ce vendredi, le prévenu a assuré que la relation était « consentie » et que la femme l’aurait abordé à sa sortie du travail. « Je ne pensais pas que cette affaire prendrait de telles proportions », a-t-il déclaré à la barre.
Ce Tunisien de 34 ans a également affirmé que la victime ne voulait pas rentrer chez elle et que la trace à son œil était déjà présente lors de leur rencontre. Il a toutefois dit regretter les faits : « Je n’avais pas connaissance que c’était une personne fragile. Je vous demande de bien vouloir me donner une deuxième chance. […] J’aimerais rester en France. »
Ses explications n’ont toutefois pas convaincu. L’avocat de la victime, Me Kerloegan, a d’ailleurs pointé les images de vidéosurveillance des caméras installées dans le bar : « On voit très bien que jamais madame ne prend l’initiative. Jamais elle n’est active dans ce qu’il se passe. […] Ce soir-là, c’est un objet pour monsieur. »
Source : Lire Plus






