Si « l’ami américain » (sic) Barack Obama fait la une du JDD – sa visite va consacrer le 65e anniversaire du Débarquement –, l’actualité la plus lourde en ce dimanche a trait encore et toujours à l’accident le plus meurtrier de l’histoire d’Air France ainsi que la pire catastrophe impliquant l’Airbus A330.
Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, l’AF447, reliant Rio de Janeiro à Paris, s’est perdu avant de s’écraser dans l’océan Atlantique. L’accident a débuté en vol de croisière à haute altitude, environ 10 700 mètres, lors de la traversée de la zone de convergence intertropicale (ZCIT).
Sous l’effet d’un violent orage, le givrage des sondes Pitot a provoqué la perte momentanée des indications de la vitesse de l’appareil, de même qu’une mesure erronée de l’altitude, ce qui a déclenché la désactivation du pilote automatique.
Les boîtes noires seront repêchées vingt-trois mois plus tard
« Cinq jours après, note Yann Philippin, toujours rien en vue à la surface de l’Atlantique. Le repérage des boîtes noires s’annonce difficile. Les seuls indices qui permettent d’éclairer – mais sans expliquer – les circonstances du drame restent la vingtaine de messages automatiques émis par l’avion entre 4h10 et 4h15. Le dernier “cabin vertical speed” semblant indiquer une chute brutale de l’appareil. »
4h10. C’est à cette heure-là que le décrochage de l’avion commence pour se poursuivre durant trois minutes et trente-huit secondes jusqu’à l’impact à grande vitesse avec la surface de l’océan. Dès que l’appareil a heurté l’eau, il s’est désagrégé, tuant sur le coup les 228 personnes à bord. Les débris les plus importants ont coulé tout de suite pour atteindre une profondeur de 3 000 mètres.
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Le JDD a identifié 73 victimes françaises, parmi lesquelles onze membres d’équipage. Fils d’un commandant de bord et d’une hôtesse de l’air, Marc Dubois, 58 ans, le pilote du vol AF447, totalisait 11 000 heures de vol, dont 1 700 sur Airbus A330 et A340. Il était assisté de David Robert, un copilote de 37 ans et encore de Pierre-Cédric Bonnin, 32 ans.
Chef de cabine principale, Anne Grimout, 49 ans, était une professionnelle expérimentée. Il semble que les membres de l’équipage s’étaient rendus à Rio dans un esprit festif, tandis que, parmi les passagers, une famille lyonnaise était entièrement décimée, et la communauté scientifique meurtrie avec la disparition du physicien Ivan Lorgeré et du chimiste Olivier Guillot-Noël. Les boîtes noires seront repêchées vingt-trois mois plus tard et à l’heure qu’il est, les causes exactes du crash restent toujours inexpliquées.
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