
C’est une annonce qui n’a pas manqué de faire réagir le député de la France insoumise Raphaël Arnault. Le cofondateur du groupe d’ultra-gauche La Jeune Garde antifasciste, qui en était devenu le porte-parole, s’est dans la foulée exprimé sur X : « RDV devant le Conseil d’Etat », déclare-t-il. « Ils ont tenté de nous détruire dans la rue, ils s’en souviennent encore. Ils ont tenté de nous battre dans les urnes avec une armée médiatique, on a éjecté leur députée. Et c’est l’autre peintre de Retailleau qui pense nous éteindre ? » éructe l’Insoumis et fiché S, élu député du Vaucluse.
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Pour le chef de file de La France insoumise, la dissolution de la Jeune Garde est « un signal terrible de contresens politique ». Félicitant les membres du mouvement antifa « pour leur action productive et courageuse », Jean-Luc Mélenchon reproche au ministre de l’Intérieur et président des Républicains de « s’aligne(r) sur ses réseaux d’extrême droite », qu’il accuse de multiplier « les agressions violentes dans le pays ». Il incrimine également le Premier ministre d’Emmanuel Macron : « En laissant faire, Bayrou assume une position d’encouragement à cette mouvance » assène-t-il, assurant mieux comprendre « son rapport aux extrémistes religieux liés à Bétharram. ».
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Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée LFI du Val-de-Marne (2e circonscription), a elle aussi tempêté contre la dissolution du groupuscule radical, dénonçant « un coup de force inédit ». « Il dissout une organisation antifasciste et laisse les nazis défiler dans Paris », affirme-t-elle. Sur la même ligne, le député LFI de Seine-Saint-Denis (3e circonscription), Thomas Portes, s’emporte : « On sait dans quel camp est ce ministre. Le camp des racistes et de la haine. » « On le combattra partout » ajoute-t-il, avant de conclure sur un air de défi : « Dissolution ou pas, la Jeune Garde vivra. ». « Non à la dissolution de la Jeune Garde ! » renchérit l’anticapitaliste et ancien président du NPA Olivier Besancenot, un point levé.
Face aux contestations issues des rangs de l’extrême-gauche française, Bruno Retailleau, lui, revendique un discours de fermeté : son objectif, « ne rien laisser passer ». Ce jeudi, le ministre de l’Intérieur a également annoncé la dissolution d’un groupuscule d’ultra-droite, Lyon Populaire.
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