
Rima Hassan est de retour en France. Expulsée d’Israël après l’arraisonnement du voilier « Madleen », l’eurodéputée de La France insoumise a retrouvé jeudi 12 juin au soir ses soutiens place de la République, sous les applaudissements d’une foule acquise à sa cause. Drapée d’un keffieh et vêtue du survêtement reçu en détention, l’élue franco-palestinienne a immédiatement promis de relancer une nouvelle expédition.
Publicité
« Le prochain bateau est bientôt prêt à partir », a-t-elle lancé au micro, portée par une véritable marée humaine. De quoi lui remonter le moral après un vol mouvementé en provenance de Tel-Aviv… La jeune femme a été évacuée de l’avion par la police aux frontières après que des « voyageurs hostiles » ont provoqué une « situation conflictuelle à bord », selon une source aéroportuaire citée par l’AFP.
La suite après cette publicité
Au terminal, une nuée de militants propalestiniens scandaient « Free Palestine » et « ce n’est pas une guerre, c’est un génocide ». À quelques mètres, des passagers vêtus du drapeau israélien répondaient, poing levé. La députée ne s’y est pas attardée. Direction place de la République, où une quinzaine de ses collègues insoumis l’attendaient, formant une haie d’honneur. Jean-Luc Mélenchon en tête, bras ouverts pour l’embrasser : « C’est une femme qui a donné la leçon de courage. Jeunes femmes, jeunes filles, essayez toutes quand vous serez grandes d’être Rima Hassan. »
La suite après cette publicité
Aux côtés de Rima Hassan, un autre Français libéré jeudi, Reva Viard, également arrêté à bord du voilier, était présent. Ensemble, ils ont revendiqué une opération politique assumée. « Tout le monde le sait, elle était symbolique, mais elle était éminemment politique », a martelé l’eurodéputée. Objectif : « Livrer de l’aide humanitaire » et surtout « dénoncer le blocus et le briser », assurent-ils.
Le 1er juin, douze militants et journalistes originaires de sept pays avaient embarqué à bord du « Madleen », affrété par la « Coalition de la Flottille pour la liberté », un collectif international de soutien aux Palestiniens. Lundi, à quelque 185 kilomètres de Gaza, le voilier a été intercepté par la marine israélienne. « Nous avons été kidnappés et ramenés de force », a accusé Rima Hassan.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Les autorités israéliennes, qui accusent la Flottille de vouloir forcer un blocus « destiné à empêcher le transfert d’armes au Hamas », ont expulsé plusieurs militants ces derniers jours. Quatre passagers – dont Greta Thunberg – avaient alors regagné leur pays dans la foulée.
Jeudi, Tel-Aviv a ironisé sur les militants expulsés, rebaptisant le bateau « selfie yacht » : « Au revoir, et n’oubliez pas de prendre un selfie avant de partir », a lancé le ministère israélien des Affaires étrangères sur X. D’après l’ONG organisatrice, les douze passagers ont été interdits de séjour en Israël pour les cent prochaines années. Deux Français doivent encore rentrer vendredi soir. Rima Hassan a appelé à leur réserver le même accueil que le sien.
Source : Lire Plus





