
À l’origine, l’idée d’une marche citoyenne vers Gaza émerge d’une volonté de fédérer plusieurs initiatives similaires, portant des noms proches – Global March to Gaza, March to Gaza, Marche mondiale vers Gaza… Fin avril, plusieurs acteurs humanitaires, venus notamment de Suisse et d’Espagne, décident de se regrouper autour d’une action commune.
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Ils sont rapidement rejoints par des militants issus de près de 50 pays. Objectif : converger à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza pour faire pression sur les gouvernements arabes – notamment Le Caire – et attirer l’attention médiatique sur la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.
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Qui participe à cette marche ?
Environ 150 organisations non gouvernementales et quelque 4 000 militants sont attendus à la frontière de Rafah le 15 juin 2025, rapporte Le Figaro. Rassemblés depuis le jeudi 12 juin au Caire, ils doivent embarquer à bord d’un bus pour rejoindre Al-Arish, avant de parcourir à pied une cinquantaine de kilomètres jusqu’au poste-frontière.
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Une fois sur place, ils prévoient d’installer un campement symbolique pour exiger l’ouverture de la frontière et l’acheminement de l’aide humanitaire. Parmi leurs revendications : « mettre fin au génocide », « briser le siège », « dénoncer les crimes de guerre de Tsahal » et « appeler à des poursuites internationales contre les violations du droit humanitaire ».
Pourquoi l’Égypte freine la marche ?
Le gouvernement égyptien, dirigé par Abdel Fattah al-Sissi, redoute les conséquences diplomatiques et sécuritaires d’une telle mobilisation. Craignant un débordement aux abords du poste-frontière de Rafah – seul point de passage entre Gaza et l’Égypte –, les autorités ont interdit à la marche de progresser au-delà du Caire.
Plusieurs centaines de militants ont été bloquées à l’aéroport ou renvoyés dans leur pays, les autorités invoquant officiellement la nécessité de préserver l’ordre public. L’Égypte continue cependant de réaffirmer son attachement à l’acheminement de l’aide humanitaire et à la levée du blocus imposé à la bande de Gaza.
De son côté, Israël à annoncer « attendre des autorités égyptiennes qu’elles empêchent l’arrivée de manifestants jihadistes à la frontière israélo-égyptienne et qu’elles ne les autorisent pas à se livrer à des provocations ou à tenter d’entrer dans la bande de Gaza ».
D’autres initiatives coexistent-elles ?
En parallèle, la caravane Soumoud (résistance, en arabe), composée de militants tunisiens, algériens, marocains et mauritaniens, tente elle aussi de rallier Gaza. Partie de Tunis, elle a traversé la Libye accompagnée d’une centaine de véhicules, accueillie chaleureusement à Tripoli. Mais à l’approche de la frontière égyptienne, le convoi s’est retrouvé bloqué, faute d’autorisation du Caire. Les organisateurs affirment refuser de faire demi-tour malgré les pressions.
Autre initiative : le bateau Madleen, affrété par la Flottille de la liberté, a tenté début juin de briser le blocus maritime imposé à Gaza. À son bord, plusieurs figures politico-médiatiques, dont Rima Hassan et Greta Thunberg, ont également été empêchées d’atteindre la bande côtière.
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