
Exit le bleu blanc rouge. Ce sont les couleurs palestiniennes qui flottent ce vendredi 13 juin au-dessus de l’hôtel de ville de Saint-Denis. À 16h30 précises, sur le parvis de la mairie, l’édile (PS) Mathieu Hanotin a hissé le drapeau palestinien aux côtés de l’ambassadrice de Palestine en France, Hala Abou Hassira. Ce geste s’inscrit, selon la municipalité citée par BFMTV, dans la continuité des vœux votés par le conseil municipal les 6 juin 2024 et 15 mai 2025, appelant à un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza et à « la reconnaissance de l’État de Palestine par la France ».
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La municipalité, qui s’est exprimée dans un communiqué au ton grave, dénonce une « famine organisée » par le blocus de Gaza, et pointe la responsabilité de l’armée israélienne dans la « destruction massive d’infrastructures, la paralysie des hôpitaux » et la mort de « dizaines de milliers de personnes, dont une grande majorité de femmes et d’enfants ».
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Elle invite ses habitants à la manifestation pour Gaza prévue samedi à 14 h place de la République à Paris. Fidèle à ses engagements de longue date, Saint-Denis s’engage « aux côtés de toutes celles et ceux qui, à travers le monde, appellent à mettre fin à cette tragédie. »
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Elle rappelle d’ailleurs avoir voté deux vœux en ce sens, les 6 juin 2024 et 15 mai 2025. « Rien ne justifie d’empêcher des civils d’accéder à des soins ou à de la nourriture », écrit encore la municipalité, qui encourage ses citoyens à s’unir dans un « moment fort pour réaffirmer notre attachement aux droits humains, à la paix et à la justice ».
Alors que la guerre à Gaza entre dans son 21e mois, le bilan humain continue de s’alourdir. L’attaque terroriste du Hamas le 7-Octobre a fait 1 219 morts, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. En représailles, l’armée israélienne a mené une offensive d’ampleur sur l’enclave palestinienne, causant plusieurs milliers de morts.
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