
Le 12 juin, Jean Leonetti s’est exprimé avec force devant la commission des affaires sociales du Sénat pour contester la proposition de loi sur l’aide à mourir, récemment adoptée par l’Assemblée nationale. L’ancien député, à l’origine des lois encadrant la fin de vie en 2005 et 2016, a pointé l’imprécision de certains termes.
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« Le pronostic vital engagé à moyen terme, je ne sais pas ce que c’est, et cela peut conduire à de nombreuses interprétations, comme quelqu’un qui dit que sa vie ne vaut pas la peine d’être vécue », a-t-il mis en garde, soulignant par ailleurs les dangers du nouveau cadre juridique : « Avec le délit d’entrave instauré, il ne sera pas possible de s’y opposer. »
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Le cardiologue a également mis en garde contre les dérives observées à l’étranger : « Je ne connais pas de garde-fous qui n’aient pas sauté dans les pays où ce type de loi s’applique. » Plaidant pour un investissement massif dans les soins palliatifs, seul moyen d’honorer la « triple promesse » de sa loi de 2005 – « Ne pas faire souffrir, ne pas prolonger inutilement la vie, ne jamais abandonner » –, il a reconnu que la loi de 2016 avait contribué à brouiller la frontière entre soins palliatifs et actes euthanasiques.
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