
Dans la nuit du 13 au 14 juin 2025, Israël a lancé une série de frappes d’envergure contre l’Iran, baptisée « Rising Lion » (Lion dressé). Cette offensive marque un tournant dans la région, alors que des négociations sur le programme nucléaire iranien étaient sur le point de reprendre.
Publicité
Retrouvez toutes les antisèches du JDD
La suite après cette publicité
Selon l’état-major israélien, près de 200 avions de chasse ont été mobilisés pour frapper plus d’une centaine de cibles, allant des installations nucléaires – notamment le complexe d’enrichissement de Natanz – à plusieurs bases militaires, entre Téhéran et Ispahan. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a justifié l’opération en évoquant l’« urgence » d’empêcher l’Iran de franchir « le point de non-retour » dans sa course à la bombe atomique.
La suite après cette publicité
Sabotages, cyberattaques et agents infiltrés
Derrière l’attaque aérienne se cache également un volet clandestin soigneusement orchestré. Selon plusieurs sources concordantes, des agents du Mossad auraient mené des opérations de sabotage ciblées dans les jours précédents, désactivant systèmes radar et plateformes de lancement de missiles. Des cyberattaques contre les réseaux électriques iraniens auraient paralysé temporairement certaines défenses.
Cette synergie entre frappes militaires et infiltration au sol confère à « Rising Lion » le caractère d’une offensive hybride, rendue possible par des mois de préparation discrète et un réseau de renseignement profondément implanté en territoire ennemi. Le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, a été tué, tout comme le général Mohammad Bagheri, chef d’état-major iranien. Des scientifiques du programme nucléaire figurent également parmi les victimes.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Une stratégie assumée
Le nom même de l’opération, « Rising Lion », est emprunté à un passage du Livre des Nombres : « Le peuple se lèvera comme un lion… » Une référence explicite, à la fois symbolique et politique, utilisée par Netanyahou pour affirmer la légitimité d’une action défensive face à une menace qu’il estime existentielle. « Nous avons mené de premières frappes couronnées de succès et, avec l’aide de Dieu, nous allons accomplir bien plus encore », a-t-il déclaré, annonçant une campagne prolongée.
Face à cette démonstration de force, la communauté internationale est restée prudente : l’ONU appelle à la « plus grande retenue », tandis que la Jordanie a fermé son espace aérien et que l’Iran promet une « vengeance sévère et regrettable ». Téhéran a déjà envoyé de nombreux drones pour riposter contre Israël, causant à ce stade deux morts et une trentaine de blessés selon les autorités hébreuses.
Source : Lire Plus






