
Cette décision le « choque ».Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a réagi au retrait de la Légion d’honneur à Nicolas Sarkozy, après la condamnation définitive de l’ancien chef de l’État dans l’affaire « des écoutes ». « J’ai beaucoup de désaccords avec Nicolas Sarkozy, qui a également combattu à plusieurs reprises et pendant plusieurs années le Rassemblement national, mais Nicolas Sarkozy a été président de la République », a déclaré le patron du RN ce lundi matin sur RTL.
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« Il ne faut pas oublier les services qui ont pu être rendus à la France »
« J’ai le sentiment qu’il y a une volonté d’humilier Nicolas Sarkozy », a-t-il ajouté, évoquant notamment la distinction obtenue par l’ancien président (2007-2012) « dans le cadre de l’affaire de Human Bomb », en 1993, lorsqu’un forcené avait pris en otage une classe de maternelle à Neuilly-sur-Seine. À l’époque, Nicolas Sarkozy, alors maire de la ville, avait négocié en personne avec le preneur d’otages. « On peut combattre juridiquement, politiquement quelqu’un, mais je crois qu’il ne faut pas oublier non plus les services qui ont pu être rendus à la France », a insisté Jordan Bardella. « Je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai du respect pour mes adversaires politiques et pour les gens qui s’engagent en politique », a-t-il également affirmé.
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Nicolas Sarkozy a été exclu de la Légion d’honneur après sa condamnation définitive à un an de prison ferme – l’ancien président de la République a été reconnu coupable d’avoir, en 2014, tenté de corrompre un magistrat de la Cour de cassation, dans l’espoir d’obtenir des informations confidentielles. L’arrêté a été publié dimanche au Journal officiel. Il devient ainsi le deuxième ancien président à se voir retirer cette décoration, après le maréchal Pétain, déchu en 1945 après sa condamnation pour haute trahison. Mais l’affaire n’est pas encore terminée…
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L’ancien chef de l’État, qui a également été exclu de l’ordre national du Mérite, a saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sur la conformité de la décision française aux droits fondamentaux qu’elle protège ; dans ce cas précis, c’est la légalité des écoutes téléphoniques présentées à titre probatoire qui est contestée. Si la juridiction finit par se ranger du côté de l’ancien président, la condamnation pénale prononcée à son encontre devrait être révisée, « en même temps que l’exclusion de l’ordre de la Légion d’Honneur, l’une n’étant que la conséquence de l’autre », assure son avocat à l’AFP. « Chacun doit comprendre que le sentiment d’injustice que je ressens me confère une énergie décuplée. Elle ne cessera que lorsque la vérité aura été faite », avait souligné Nicolas Sarkozy en février dernier.
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