
Le FMI voit rouge. L’institution internationale, chargée de garantir la stabilité financière des pays membres, estime que la question d’une tutelle de la France « pourrait se poser ». Elle n’aura toutefois lieu « ni demain, ni après-demain », a précisé le chef économiste du FMI Pierre-Olivier Gourinchas, ce mardi 18 juin, sur BFM Business.
Publicité
La suite après cette publicité
« La question pourrait se poser […] si rien n’était fait, […] s’il n’y avait aucune volonté d’infléchir la trajectoire de la dette », a-t-il affirmé. Pierre-Olivier Gourinchas estime néanmoins que le gouvernement est « très déterminé » dans ses pistes d’économies de 40 milliards d’euros l’année prochaine. Il se dit également « tout à fait confiant » dans le fait que le« gouvernement, les différents partenaires et les différents partis politiques sauront faire ce qu’il faut ».
La suite après cette publicité
Cette déclaration du patron du FMI survient peu de temps après que la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a mis en garde dans les colonnes du JDD sur le risque d’une tutelle de la France. « Si nous ne faisons pas les bons choix maintenant, ce seront nos créanciers ou le FMI qui nous les imposeront », a-t-elle prévenu le 7 juin.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
En outre, une mise sous tutelle est une intervention du FMI à la demande des États en difficulté financière. En contrepartie de cette assistance, le pays concerné doit s’engager sur un programme de réformes économiques. Généralement, l’idée est perçue négativement pour les droits sociaux. D’autant plus depuis l’intervention de l’institution en Grèce, avec la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne, au tournant des années 2010.
Source : Lire Plus






