L’essentiel
- Un homme de 26 ans a été mis en examen pour le meurtre de son codétenu le 14 juin au centre pénitentiaire de Rennes-Vezin.
- « Particulièrement vulnérable », selon les avocates de sa famille, la victime souffrait d’incontinence fécale.
- Ne supportant plus ses odeurs, son codétenu l’aurait frappé à mort dans leur cellule.
Le drame s’est produit samedi après-midi au centre pénitentiaire de Rennes-Vezin. En ouvrant les portes d’une cellule, les surveillants ont découvert le corps sans vie d’un jeune homme de 25 ans. Suspecté du crime, son codétenu de 26 ans a été mis en examen pour « meurtre aggravé par des actes de torture et de barbarie. » Selon Le Parisien, le meurtrier présumé ne pouvait plus supporter les odeurs de son codétenu, qui souffrait d’incontinence fécale, et l’aurait frappé à mort.
Contacté par 20 Minutes, Eric Toxé, responsable local du syndicat Ufap Unsa Justice, confirme cette version des faits. « Mais il n’y avait pas eu d’alerte ou de signaux laissant prétendre à un passage à l’acte », indique-t-il. Déjà condamné plusieurs fois, le suspect devait sortir de prison dans les prochaines semaines. Après cette agression mortelle, il a été transféré à la maison d’arrêt du Mans où il a été placé à l’isolement.
Avocates de la famille, Maîtres Gwendoline Tenier et Amina Saadaoui indiquent dans un communiqué que la victime, Alexis B., « était un jeune homme particulièrement vulnérable » qui était incarcéré « pour des délits de droit commun. » « L’effroi a saisi ses proches lorsque ceux-ci ont appris les conditions terribles et inhumaines dans lesquelles Alexis aurait été sauvagement tué », poursuivent les avocates, indiquant que l’heure est pour l’instant « au recueillement. »
« Mais demain viendra le temps de la procédure judiciaire et de toutes les questions que l’horreur de ces faits suscite déjà », assurent-elles, refusant que ce meurtre soit passé sous silence « comme c’est malheureusement trop souvent le cas lorsque la vie s’arrête entre les murs d’une prison. »





