
Grand coup de filet. Douze femmes et un homme, soupçonnés d’appartenir au clan bosnien, ont été mis en examen, ce mardi 17 juin, selon Le Parisien. Ces personnes sont suspectées d’avoir exploité une vingtaine d’enfants et d’adolescents à Paris, en province et en Bosnie. Les victimes étaient forcées à voler sur les lignes 1 et 9 du métro francilien.
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C’est en août dernier que les forces de l’ordre ont ouvert une enquête après avoir noté une recrudescence des vols de portefeuilles et de téléphones. Mais aussi après avoir interpellé douze petites voleuses dans les rames de métro. Elles ciblaient tous les jours les touristes dans les stations autour des Champs-Élysées, entre Palais-Royal et place de l’Étoile. Les enfants étaient obligés de ramener un butin sous peine de dormir dehors ou d’être battus.
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Les enquêteurs leur imputent 136 vols et estiment leur butin à environ 500 000 euros. En guise de blanchiment, les objets volés étaient emmenés par la route ou par voie aérienne en Bosnie-Herzégovine. Des transferts d’argent ont également été réalisés par Western Union. Pendant plusieurs mois, le réseau a été placé sous surveillance. Les forces de l’ordre ont établi que deux familles étaient à la manœuvre.
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La brigade de protection des mineurs a mené, ce samedi 14 juin, une douzaine d’arrestations à l’aéroport de Beauvais, en Gironde, en Indre-et-Loire et à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Certains membres avaient pour objectif de quitter le pays pour l’Autriche. Ils estimaient que la pression policière sur les petits voleurs était trop forte. Les forces de l’ordre ont mis la main sur 30 000 en liquide lors des perquisitions.
Trois jours plus tard, une seconde vague d’interpellation s’est déroulée à Marseille et à Bondy (Seine-Saint-Denis). Les victimes, âgées de 12 à 17 ans, ont toutes été placées dans des foyers de l’aide sociale à l’enfance. Mais selon le quotidien, elles ont toutes fui à la première occasion.
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