
La fin du régime répressif de la République islamique d’Iran était-elle proche avant le début de l’escalade militaire entre le pays et Israël ? C’est ce qu’assure Mina Kavani. Dans l’émission C ce soir du jeudi 19 juin, l’actrice iranienne a sans surprise réagi à la situation que vit son pays d’origine, qui échange des frappes meurtrières avec Israël depuis plus d’une semaine. La jeune femme a dénoncé cette escalade militaire : « On vivait déjà l’enfer et là c’est encore pire. »
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Mina Kavani a alors laissé entendre que la politique iranienne à l’égard des femmes, forcées de porter le voile, était en train de s’assouplir : « Aujourd’hui, une copine m’a appelé et m’a dit : ‘J’étais à Téhéran il y a un mois et tout le monde se promenait, presque avec le ventre à l’air’. » Selon la comédienne, la situation avait « beaucoup changé par rapport à il y a deux ans », où des manifestations avaient été organisées après la mort de Mahsa Amini en 2022. « On était proche. On avait l’impression qu’on allait y arriver bientôt », reprend Mina Kavani.
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La répression contre les Iraniennes et le mouvement révolutionnaire Femme, vie, liberté s’était pourtant durcie ces derniers mois. Les arrestations d’opposants au régime se multipliaient. En novembre 2024, l’interpellation de l’étudiante iranienne Ahou Daryaei avait provoqué des remous. En signe de contestation au port du voile obligatoire, elle s’était déshabillée en public à l’université de Téhéran, après avoir été rappelée à l’ordre par la police des mœurs qui lui reprochait de mal porter son hidjab. Elle avait été interpellée et jetée dans une voiture des autorités.
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Toujours dans C ce soir, l’actrice de 38 ans a poursuivi : « On veut que notre pays soit libre mais on ne veut pas être bombardé non plus et surtout, on ne veut pas être libéré par un autre pays. On veut libérer notre pays par nous-même, comme on l’a fait pendant le mouvement Femme, vie, liberté. » Elle a toutefois rappelé : « Je ne suis pas en train de dire que je ne veux pas que le gouvernement parte. »
Depuis le début de l’escalade militaire, les autorités iraniennes multiplient encore les arrestations de personnes soupçonnées d’espionnage. Au total, 22 personnes ont été interpellées depuis le 13 juin. Lundi dernier, un homme, arrêté en 2023, a même été exécuté pour sa collaboration supposée avec le Mossad.
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