
La France comptera 90 nouveaux prêtres ce dimanche. Dans de multiples cathédrales de France, des séminaristes recevront le sacrement de l’ordination, couronnement de sept années de séminaire. C’est lors d’une grande messe, en présence de l’évêque, que ces hommes, qui ont ressenti l’appel du Seigneur, quitteront l’état laïc. Ils seront ensuite envoyés en mission dans des apostolats différents.
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L’ordination sacerdotale trouve ses racines dans les Écritures et la tradition apostolique. Selon la foi catholique, le sacerdoce a été institué par Jésus-Christ lors de la Dernière Cène, lorsqu’il a donné à ses apôtres la mission de célébrer l’Eucharistie en sa mémoire (« Faites ceci en mémoire de moi », Luc 22:19).
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Les apôtres, considérés comme les premiers prêtres, ont transmis cette autorité par l’imposition des mains, un geste symbolique attesté dans le Nouveau Testament. Au fil des siècles, l’ordination s’est structurée, et ritualisée au sein de l’Église. Le Concile de Trente (1545-1563) a notamment défini l’ordination comme un sacrement, conférant une grâce spécifique et un caractère indélébile. Depuis Vatican II, l’Église met davantage l’accent sur le prêtre comme serviteur de la communauté.
Comment la cérémonie se déroule-t-elle ?
La cérémonie d’ordination sacerdotale est un rite solennel, le même depuis des siècles, qui a lieu lors d’une messe. Cette dernière est généralement célébrée par l’évêque du diocèse dans une cathédrale. Au début de la célébration, le candidat est appelé par l’évêque. Le séminariste va alors placer ses mains jointes dans celles de l’évêque – une gestuelle qui est la même que celle de l’hommage féodal du chevalier au Moyen-Âge.
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Après avoir invoqué l’Esprit Saint, l’évêque entame un dialogue avec l’ordinand. Une fois ce dialogue terminé, le futur prêtre se prosterne, allongé face contre sol. L’assemblée chante pendant ce temps la litanie des saints.
Le moment central est l’imposition des mains. L’évêque, suivi des prêtres présents, impose les mains sur la tête des candidats qui se sont relevés. Les mains des séminaristes sont ensuite ointes, avec le saint-Chrême. Elles deviennent alors consacrées, prêtes à célébrer la sainte Cène.
Les nouveaux prêtres reçoivent enfin une patène, symbole du corps du Christ, et un calice, symbole du sang du Christ. Ils sont également revêtus de l’étole presbytérale et de la chasuble. La cérémonie se termine par un baiser fraternel entre l’évêque et le nouveau prêtre. Ce dernier va ensuite participer à la célébration de la messe.
Quel est le sens de l’ordination ?
Par le sacrement de l’ordination, le prêtre reçoit une grâce spéciale pour agir « in persona Christi » (en la personne du Christ). Il devient aisi apte et autorisé à célébrer l’eucharistie, mais aussi à procéder au sacrement de réconciliation et à l’onction des malades. Mais être prêtre ne se limite pas à des fonctions liturgiques : le prêtre est appelé à être un pasteur, un guide spirituel et un serviteur de la communauté.
L’ordination imprime un « caractère spirituel indélébile », signifiant que le sacerdoce est une vocation permanente, irréversible. Le prêtre s’engage à vivre dans le célibat, l’obéissance et la prière, se consacrant totalement à Dieu et aux fidèles. Il agit comme un pont entre Dieu et les hommes, facilitant la rencontre avec le divin à travers les sacrements et la prédication.
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