
Vous payez. Ils prêchent. Et en plus, ils vous méprisent. Bienvenue dans l’audiovisuel public à la française : un mastodonte gavé d’argent public, déconnecté du pays réel, enfermé dans sa propre bulle bien-pensante. Chaque année, ce système coûte aux Français une somme folle : quatre milliards d’euros. Pas pour informer, mais pour diffuser un récit unique — celui d’une élite qui parle d’elle-même, à elle-même, pour elle-même. France Télévisions, Radio France, France Inter… Ces antennes, censées refléter la diversité du pays, sont devenues des bastions idéologiques. Des clubs fermés, où l’on pense juste, où l’on pense bien, et où la France populaire est bonne à caricaturer — jamais à écouter.
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Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, assume : elle veut montrer la France telle qu’on voudrait qu’elle soit. Pas telle qu’elle est. Autrement dit : une France filtrée, corrigée, édulcorée — qui colle à l’air du temps et au confort moral de ceux qui tiennent l’antenne. Adèle Van Reeth, à France Inter, enfonce le clou : « Nous sommes une radio progressiste, et nous l’assumons. » Très bien. Mais dans ce cas, qu’ils s’assument jusqu’au bout : sans l’argent du contribuable.
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Car ce n’est pas le progrès qu’on attaque. C’est le dogme. L’uniformité des récits, l’absence de pluralisme, l’étouffement de toute contradiction. Il n’y a plus de débat, juste une ligne. Et tout cela est payé par ceux qu’on ne veut plus entendre : la France périphérique, les classes moyennes, les provinciaux, les conservateurs, les oubliés. Bref, ceux qui pensent « mal ».
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L’audiovisuel public n’informe plus, il instruit
L’audiovisuel public n’informe plus, il instruit. Et toujours à charge. Ce n’est plus un service, c’est une ligne éditoriale. Et pas n’importe laquelle : un militantisme en continu, un logiciel idéologique jamais remis en cause, où l’actualité passe à travers un tamis partisan avant d’arriver à l’antenne. Quel que soit le fait divers, la crise, le débat : le récit est prêt.
Exemple édifiant : Patrick Cohen. Chroniqueur star de France Inter et de France 5, donneur de leçons en chef, toujours prompt à réécrire les faits pour mieux coller au récit. Après la mort de Thomas, poignardé à Crépol, il ose affirmer que ses agresseurs étaient venus « pour draguer des filles ». Une phrase indécente, qui a choqué jusqu’au gendarme de l’audiovisuel, l’Arcom. Une rareté. Quelques mois plus tard, il récidive après le meurtre du jeune Elias, massacré à coups de machette : même ton, même relativisme. Jusqu’à faire sortir de ses gonds la mère de la victime, Stéphanie, qui a dénoncé sur CNews « une manipulation de l’information ».
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Mais ce n’est pas un dérapage. C’est un système. Complément d’enquête, Cash Investigation : ces émissions se sont transformées en prétoires idéologiques, où le camp national est systématiquement accusé, et la gauche… soigneusement épargnée. Quant à l’éthique journalistique, elle a disparu avec les scrupules. Une taupe de France Inter a même transmis un livre explosif à Jean-Luc Mélenchon avant sa parution. Histoire qu’il organise sa défense. Et tout cela, faut-il le rappeler, est financé par les Français. Par ceux qu’on méprise, qu’on caricature… et qu’on somme de payer.
De droite, de gauche ou simplement lassés par l’arrogance ambiante, les Français en ont assez. Assez de payer — très cher — un appareil médiatique qui les ignore ou les méprise. Le scandale n’est pas que budgétaire, même si quatre milliards pour de la condescendance, ça commence à faire beaucoup. Le vrai scandale, c’est ce monopole d’opinion travesti en service public, cette pensée unique subventionnée.
Rachida Dati a mis le doigt sur le malaise : l’audiovisuel public est devenu « un club de CSP+ ». Une caste parisienne, sûre d’elle et dominatrice, qui prescrit le bien, le mal, et décide du reste. La France réelle ? Trop ringarde. Trop plouc. Trop « populiste ». Alors on la gomme, on la redessine à coups de slogans inclusifs, de causes à la mode, de récits réécrits.
Il est temps de remettre à plat ce système sous perfusion. Revoir le financement, casser les doublons, démanteler la rente. Non pour museler, mais pour ouvrir. Pour faire entrer un peu d’air. Parce qu’un service public n’est légitime que s’il parle à tous, pas s’il prêche pour une chapelle. Sinon, qu’ils ne s’étonnent pas : un jour, ce ne sera plus la redevance que les Français voudront supprimer… mais l’audiovisuel public lui-même.
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