La liste continue de s’allonger. Deux nouveaux cas d’intoxication alimentaire sévère ont été enregistrés chez des enfants dans l’agglomération de Saint-Quentin (Aisne), portant le nombre à vingt-huit cas. Selon la préfecture, les deux nouvelles victimes n’ont pas déclaré le syndrome hémolytique et urémique (SHU), une grave complication affectant les reins, et « sont suivies à domicile. »
Sur les vingt-huit personnes touchées depuis le 12 juin par ces symptômes digestifs sévères, dix ont développé ce syndrome. Une fillette de 11 ans est également décédée. Outre les deux derniers malades recensés, « sept personnes restent hospitalisées et dix-neuf ont pu quitter l’hôpital et regagner leur domicile », précise la préfecture.
Vendredi, les autorités avaient annoncé que les analyses menées dans des boucheries suspectées d’être à l’origine de ces intoxications avaient confirmé des traces de contamination par la bactérie E.coli. La préfecture recense trois événements organisés ces derniers jours « au cours desquels de la viande issue de boucheries fermées a été consommée » : un tournoi de football à Saint-Quentin, une fête du minibasket à Gauchy et la kermesse de l’école d’Etaves-et-Bocquiaux.
« Aucun cas d’intoxication alimentaire sévère parmi les participants de ces événements n’a été constaté à cette heure », souligne la préfecture, invitant toutefois les participants à surveiller leur état de santé. Le pôle de santé publique du parquet de Paris s’est saisi mercredi de l’enquête relative à ces intoxications dans l’Aisne.





