Le JDNews. Comme chaque année, début juin, c’est une tradition dans l’immobilier, est connu le bilan du 1er semestre, une sorte de baromètre des ventes avant les grandes vacances. Les transactions immobilières repartent-elles à la hausse après les difficultés de ces deux dernières années ?
Gabriel Pacheco. Très clairement, nos conseillers vivent un véritable redémarrage et même un record. Plus de 50 000 mandats enregistrés au 1er semestre de cette année 2025, nous n’avions pas connu de tels chiffres depuis longtemps. Ce sont presque 10 000 mandats par mois et un total de 12 000 actes de ventes sur le semestre.
Je pense que notre implantation dans les grandes villes, mais surtout dans les zones rurales et les villes moyennes, nous permet de ratisser large. Nous avons vendu 70 % de maisons sur ces six premiers mois de l’année pour un montant de transaction moyen de 220 000 euros.
Comment expliquez-vous le retour des Français sur le marché immobilier ?
C’est essentiellement une question de pouvoir d’achat et de pourcentage. La baisse des taux d’intérêt depuis le début de l’année n’a pas échappé aux Français. N’oublions pas qu’à cause de l’inflation et de la guerre en Ukraine, les taux de crédit sont passés de 1 % en 2021 à 4 % en 2023, ce qui a entraîné l’immobilier dans le tourbillon d’une crise historique. Heureusement, la banque centrale européenne a compris qu’il fallait relancer la croissance et donc baisser les taux directeurs. Sur un an, les taux ont diminué de 4.2 % en moyenne à 3,1 % ça a redonné de l’air au porte-monnaie, 8 % de pouvoir d’achat supplémentaire aux acquéreurs.
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Parallèlement, les vendeurs ont compris qu’il fallait baisser leurs prix. En moyenne, nous sommes sur une diminution de 5 %. Si l’on additionne, en effet, la baisse des taux et des prix, les acquéreurs redeviennent petit à petit gagnants en achetant plus de mètres carrés qu’il y a dix-huit mois, lorsque nous étions en plein cœur de la crise.
Quel est le secret de la réussite de votre marque alors que le marché immobilier a traversé et traverse encore d’importantes turbulences ?
D’abord, notre modèle est unique*. Peu coûteux puisqu’il n’y a aucune agence immobilière physique, ce qui, en général, génère des frais, des loyers élevés. Dans le cas de notre marque, rien de tout ça. Nos conseillers sont tous des indépendants qui travaillent depuis chez eux. Nous utilisons à la fois la force d’internet, des réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et puis quelque chose qui ne se démodera jamais, les relations humaines, le bouche-à-oreille. L’humain reste indispensable dans un acte d’achat ou de vente.
« Comme nos commerciaux sont des auto-entrepreneurs, ils ont soif de réussite »
En général, les clients Safti sont les premiers gagnants puisque, grâce à ce modèle très économique sans agence physique, nos honoraires sont légèrement moins élevés que les autres marques nationales immobilières. Idem pour nos mandataires dont les commissions sont largement supérieures à leurs collègues des réseaux concurrents, 70 % en moyenne contre 50 %.
Comme nos commerciaux sont des auto-entrepreneurs, ils ont soif de réussite, ils ont la rage et sont beaucoup plus motivés que des salariés traditionnels en agence. D’ailleurs, mon intime conviction, c’est que le déclin de l’agence immobilière avec sa vitrine et ses affiches ne va faire que s’accélérer avec le temps. Pour résumer le cocktail gagnant aujourd’hui en trois mots : liberté, proximité et méritocratie.
Vous parlez de méritocratie. La valeur travail est-elle vraiment indispensable quand on veut devenir mandataire immobilier ?
C’est fondamental. C’est un carburant pour moi comme pour l’ensemble des collaborateurs. La plupart d’entre eux vivent une seconde vie professionnelle, ils sont en reconversion, nous avons d’anciens professeurs des écoles qui en avaient ras-le-bol de l’Éducation nationale, d’anciens visiteurs médicaux, d’anciens agriculteurs.
Cela signifie qu’ils réalisent un rêve, devenir leur propre patron en se challengeant, en prenant des risques. La première commission sur une vente immobilière ne tombe jamais dans leur poche avant six à neuf mois de travail, il faut donc bien s’accrocher, avoir une surface financière au départ pour vivre. Nous les formons, nous leur apprenons à trouver un bien, à le vendre.
À fixer le juste prix avec le propriétaire. Nous leur donnons les clés juridiques indispensables, etc. En 2024, sur nos 50 meilleurs négociateurs qui font plus de 300 000 euros de commission, 48 n’étaient pas issus de l’immobilier. Le vrai secret de la réussite, c’est le travail.
Vous êtes un chef d’entreprise dont on parle peu comparé à Michel-Édouard Leclerc, par exemple. Les entrepreneurs ne sont-ils pas assez mis en avant en France ?
Heureusement, les choses changent. Sans les entrepreneurs, l’économie française serait encore plus en difficulté. Safti, ce sont 6 000 emplois dans tout le pays, 200 salariés au siège de l’entreprise, plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, c’est beaucoup de rentrées fiscales et sociales pour l’État.
« Je suis profondément Français »
Pour moi qui suis issu de l’école républicaine, c’est une fierté de participer à l’économie de mon pays. Je le revendique haut et fort, je suis profondément Français et admirateur non pas d’un chef d’entreprise mais d’un militaire, chef de guerre, homme politique qui a marqué ma vie, ma façon de voir le monde, l’économie, le social, c’est le général de Gaulle à travers son appel du 18 juin 1940, sa résistance à l’ennemi, la Constitution de la Ve République, sa croyance en la France. Seul contre tous, sa seule boussole, c’était le pays. Un exemple à suivre.
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