
Panique à l’hôpital Jacques-Monod du Havre. Tout commence peu avant 17 h 30, lundi 14 juillet, lorsqu’une violente dispute éclate entre plusieurs proches venus rendre visite à un patient hospitalisé. Alertée par le tumulte, l’infirmière du service intervient une première fois et tente de ramener le calme. Mais rien n’y fait : les échanges verbaux virent rapidement à l’affrontement physique entre visiteurs.
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La soignante, confrontée à cette montée de violence, décide alors d’intervenir de façon plus ferme. C’est à ce moment que la femme du patient perd totalement son sang-froid. Saisissant une dizaine de couteaux posés à proximité — sur un plateau ou dans une salle de pause — elle les lance en direction de l’infirmière. « Entre 10 et 15 couteaux ont été jetés », précise le syndicat Sud-Santé sociaux 76-27.
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La scène sème la panique dans le service. « Au moins deux infirmières et deux aides-soignantes » étaient présentes au moment des faits, selon le syndicat. Une soignante parvient à mettre les patients à l’abri avant de s’enfermer dans une pièce pour se protéger. Craignant pour leur sécurité, les équipes préviennent aussitôt les forces de l’ordre.
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« Une collègue était morte de trouille »
Peu après, la police arrive sur place équipée de boucliers et procède à l’interpellation de l’agresseuse, qui est menottée et emmenée. Par miracle, aucune blessure physique n’est à déplorer, mais l’émotion reste forte au sein du service. « Une collègue était morte de trouille », confie un représentant syndical. Les soignants, eux, parlent de « traumatismes psychologiques » et demandent à la direction du groupe hospitalier de réagir rapidement pour mieux protéger le personnel.
Contacté par Le Parisien, le syndicat Sud-Santé dénonce un climat de tension croissant et appelle à renforcer la sécurité dans les établissements hospitaliers, déjà fragilisés par le manque de moyens et la surcharge de travail.
Les agressions des professionnels de santé – 65 par jour – soulèvent de vives inquiétudes en France. Pour lutter contre ce fléau, l’Assemblée a adopté une loi durcissant les sanctions contre les auteurs de tels délits : le texte prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende selon les cas, tout en promettant de faciliter le dépôt de plainte grâce à la création du délit d’outrage.
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