Le président de la commune de Crans-Montana (Suisse), Nicolas Féraud, a donné une conférence de presse ce mardi matin afin de donner les premiers éléments relevés après le terrible incendie du bar «Le Constellation» lors du Nouvel An, qui a fait 40 morts et 116 blessés.
Des premiers éléments de réponse sur le drame. A l’occasion d’une conférence de presse donnée ce mardi 6 janvier à 10h à Crans-Montana (Suisse), Nicolas Féraud, le président de la commune meurtrie par l’incendie ravageur du Nouvel An qui a fait 40 morts et 116 blessés, a dévoilé des manquements répétés sur le plan sécuritaire.
Aucun contrôle du bar effectué depuis 2020
Le président de la ville de Crans-Montana a rappelé que «plus de 14.000 contrôles incendie ont été effectués sur le territoire communal» l’an dernier, tout en admettant un manquement répété des contrôles au sein du bar qui pris feu lors de la Saint-Sylvestre.
«Aucun contrôle du bar “Le Constellation“ n’a été effectué de 2020 à 2025. Nous le regrettons amèrement », a confié ce dernier, pointant ainsi «un manquement aux contrôles périodiques de cet établissement sur la période 2020-2025».
La commune assumera ses responsabilités «sans se cacher», a estimé l’élu, assurant par ailleurs qu’il était «hors de question de se défausser» et balayant ainsi les appels répétés à sa démission.
«Une culture du risque inconsidérée»
Ce lundi, une vidéo prise en 2019 au sein du bar et largement relayée sur les réseaux sociaux a scandalisé l’opinion publique en raison d’une personne alertant déjà à l’époque sur un risque d’embrasement de la mousse des plafonds de l’établissement avec les bougies.
«Nous sommes évidemment choqués par la vidéo vue hier soir (…) Personne dans l’administration communale n’avait eu vent de ce type de danger. C’est une vidéo effroyable. Ça montre la négligence de l’exploitant et une culture du risque inconsidérée qui dépasse les contrôles», a analysé Nicolas Féraud.
Ce dernier a reconnu lors de la conférence de presse que le bar «Le Constellation» n’avait jamais été soumis à «un contrôle de la mousse acoustique». Il a également assuré que «la charge de sécurité n’avait relevé aucun problème avec le revêtement phonique».
«Probablement pas d’alarme incendie et un seul extincteur»
Sur le plan de la sécurité, Nicolas Féraud a assuré que l’établissement ne possédait, selon les premiers éléments de l’enquête, «probablement pas d’alarme incendie et un seul extincteur».
Il a en revanche affirmé que le bar avait des «issues de secours en nombre» qui permettaient d’accueillir une centaine de personnes.
Les engins pyrotechniques interdits dans les lieux fermés
Face à ce drame, le conseil communal de Crans-Montana a décidé de prendre deux mesures immédiates. La première étant de mandater un bureau extérieur spécialisé afin de réaliser un contrôle de tous les établissements de la commune.
La deuxième décision prise par les autorités suisses a été d’interdire «l’usage d’engins pyrotechniques de toute sorte dans les lieux fermés, sur l’ensemble du territoire communal».
D’après les premiers éléments de l’enquête, ce sont ces engins, en l’occurrence des bougies dites «fontaines», qui auraient enflammé le plafond avant de causer rapidement la destruction du bar.







