L’enquête sur la mort d’une octogénaire, percutée par une voiture lundi 5 janvier avenue Léon-Blum à Toulouse, prend une tournure complexe. Alors que son état de santé ne semblait initialement pas engager son pronostic vital, la victime de 84 ans a succombé à un arrêt cardiaque quelques heures après son hospitalisation.
Le parquet de Toulouse a ordonné une autopsie pour déterminer si le décès est directement lié à la collision ou s’il relève d’une cause naturelle.
Jacqueline, 84 ans, est-elle décédée des suites de ses blessures ou d’une cause naturelle ? Cette question est au cœur d’un dossier complexe ouvert par le parquet de Toulouse. La retraitée a été percutée lundi 5 janvier, vers 7 heures du matin, au niveau de l’avenue Léon-Blum, alors qu’elle ne présentait initialement qu’une fracture de la jambe.
Le drame s’est noué à l’aube, au numéro 34 de l’avenue. À cette heure matinale, la résidente marchait dans le quartier de Jolimont. Dans des circonstances que l’enquête devra éclaircir, la piétonne s’est engagée sur la chaussée au moment où survenait le véhicule. L’automobiliste n’a pu éviter la collision, projetant l’octogénaire au sol. Des témoins, sous le choc, ont immédiatement alerté les secours.
À l’arrivée du Smur et des pompiers, l’urgence ne semblait pas vitale. Les médecins ont diagnostiqué une fracture de la jambe ainsi qu’une plaie frontale, avant de transporter Jacqueline vers les urgences pour subir une série d’examens approfondis. Après ce premier bilan rassurant, le conducteur impliqué paraissait soulagé, tandis que les enquêteurs prévoyaient son audition dès que l’état de la victime le permettrait.
Une autopsie déterminante
Pourtant, la situation s’est brutalement dégradée au cours de la journée. Malgré la surveillance hospitalière, Jacqueline a succombé à un arrêt cardiorespiratoire peu après 20 heures. Le choc a-t-il provoqué des lésions internes indécelables lors du premier examen, ou la détresse cardiaque est-elle indépendante de la collision ?
Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte par le parquet de Toulouse. L’autopsie, qui sera réalisée par l’institut médico-légal, sera déterminante pour établir, ou non, un lien de causalité direct entre l’accident et le décès. À ce stade, la piste d’une mort naturelle sans lien avec le choc reste examinée. Compte tenu de cette issue fatale, le conducteur pourrait être placé en garde à vue dans les prochaines heures.






