Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar de la station de ski suisse de Crans-Montana incendié la nuit du Nouvel An, a passé sa première nuit en prison, à la suite de son placement en détention préventive ce vendredi.
Il est le principal mis en cause, selon le ministère public du canton suisse de Sion. Ce vendredi, Jacques Moretti, co-propriétaire du bar «Le Constellation», incendié dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, à Crans-Montana, a été placé en détention préventive ce vendredi.
L’homme a été entendu dans le cadre de l’enquête ouverte sur cette tragédie, qui a fait 40 morts et 116 blessés, pendant plus de six heures, en marge d’une journée d’hommages aux victimes. «Une nouvelle analyse du risque de fuite a été effectuée de façon détaillée pendant cette séance. Sur cette base, le ministère public a décidé de demander au tribunal des mesures de contrainte la mise en détention provisoire du gérant», a annoncé le ministère public du canton du Valais dans un communiqué.
«Compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger, le ministère public a estimé que le risque de fuite était concret», a-t-il ajouté au sujet de Jacques Moretti, propriétaire d’au moins trois établissements dans la région, connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008.
Une privation de liberté réclamée
Cette privation de liberté était réclamée depuis une semaine par les avocats des familles des victimes, très critiques sur la façon dont la procédure est menée par les autorités cantonales jusqu’à présent, notamment au regard de la liberté concédée au couple de propriétaires.
Au sujet de Jessica Moretti, l’épouse de Jacques, le ministère public a estimé que «vu son parcours et ses attaches personnelles, une demande de mesures de substitution permettait de palier le risque de fuite».
Les Moretti sont officiellement soupçonnés d’«homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence». Au terme de l’instruction ouverte contre les propriétaires, le ministère public du Valais décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation en vue d’un éventuel procès. En attendant, la présomption d’innocence prévaut.
Neuf Français ont trouvé la mort et 25 autres ont été blessés dans l’incendie survenu dans la nuit du Nouvel An.







