Un rapport d’enquête sur l’incendie de Crans-Montana, publié par la presse italienne, donne des détails sur la mort de 40 clients dans le bar “Le Constellation” le 1er janvier.
L’enquête sur l’incendie du bar de Crans-Montana (Suisse) s’annonce longue et complexe. Elle se poursuit sous l’autorité du Ministère public valaisan qui avait décidé de placer le propriétaire, le Français Jacques Moretti, en détention provisoire mais de maintenir sa femme Jessica en liberté, vendredi dernier.
En raison de la présence de victimes italienne, le bureau du Procureur de Rome a ouvert une enquête pour homicide involontaire. La police italienne mène donc son enquête. Ses premières constatations ont été publiées par le journal italien Il Giornale.
L’escalier en bois s’est effondré
Le rapport indique que 34 des 40 victimes ont péri dans l’escalier qu’elles avaient emprunté pour échapper aux flammes. Elles n’ont pas eu le temps d’arriver en haut. La rampe en bois se serait effondrée sous le poids de la foule et aurait basculé dans le vide. Cet escalier était l’accès principal du bar “Le Constellation”. Des photos publiées depuis le drame montrent qu’il avait été rétréci lors de travaux de rénovation en 2015, passant de 3 à 1 mètre de large, faisant du bar un piège mortel.
L’issue de secours était fermée
Trois autres victimes auraient été retrouvées à l’extérieur du bar et seraient mortes après avoir réussi à quitter le brasier. Les corps des trois dernières victimes étaient localisés près d’une sortie de secours située dans l’espace fumeurs mais qui était fermée.
Les agents du Service de coopération internationale du ministère de l’Intérieur italien ont constaté que les verres suspendus au-dessus du bar “étaient complètement fondus par la chaleur, de même que les deux écrans de télévision fixés aux murs”. Autre constat : sur certaines tables se trouvaient “des bouteilles de champagne vides et d’autres scellées, toutes munies d’une fontaine à feux d’artifice installée sur le goulot”. Ce sont ces feux d’artifice qui sont soupçonnés d’avoir mis le feu à la mousse isolante du plafond du bar, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.
La police italienne ne dit rien sur l’origine du feu. Les constatations se sont faites en accord avec les policiers suisses qui étaient “visiblement raides et pressés en notre présence”, note le rapport.







