Marine Le Pen se retrouve une nouvelle fois devant la justice. Ce mardi 13 janvier débute à Paris le procès en appel de l’affaire dite des assistants parlementaires européens, qui met en cause elle-même ainsi que onze autres figures de son ancien parti. Ce processus judiciaire, prévu jusqu’au 12 février, pourrait être déterminant pour ses ambitions présidentielles en 2027.
Ce dossier porte sur l’accusation d’avoir, entre 2004 et 2016, utilisé des fonds du Parlement européen pour rémunérer des personnes travaillant en réalité pour le Front national, aujourd’hui Rassemblement National. Parmi les autres prévenus figurent des responsables comme Nicolas Bay, Louis Aliot et Julien Odoul.
Lors du premier jugement, Marine Le Pen avait été reconnue coupable de détournement de fonds publics, condamnée à quatre ans de prison (dont deux aménagés), à une amende et à une peine d’inéligibilité de cinq ans exécutée immédiatement. Elle conteste ces décisions et espère que l’appel renversera ces sanctions.
Marine Le Pen sera entendu personnellement les 20 et 21 janvier, tant en tant qu’individu qu’en tant que représentante du RN. Elle affirme vouloir démontrer son innocence, tout en maintenant le même argumentaire défensif qu’en première instance.
L’issue de ce procès aura des répercussions importantes : si la peine d’inéligibilité est confirmée, elle compromettrait sérieusement la possibilité pour Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Le président du RN, Jordan Bardella, réaffirme son soutien et critique l’impact de la décision sur la démocratie, tandis que Le Pen elle-même a indiqué qu’elle pourrait envisager de passer le flambeau si nécessaire.






