Une effroyable découverte a mis fin à l’inquiétude autour de la disparition de Sandrine Oscamou, professeure des écoles de 53 ans portée disparue depuis le 6 janvier dernier. Jeudi, le corps de l’enseignante a été retrouvé dans le coffre de sa voiture, stationnée sur le parking d’un centre commercial à Pau, déclenchant une enquête qui laisse aujourd’hui la justice pencher vers la piste du suicide.
Les gendarmes des Pyrénées-Atlantiques avaient lancé un appel à témoins après la disparition inquiétante de Mme Oscamou, habitante d’Artigueloutan, petite commune du Béarn. Elle était partie de son domicile sans téléphone ni moyens de paiement, ce qui avait suscité une mobilisation locale et des recherches intensives.
Une découverte tragique après deux jours de recherches
Le corps de l’enseignante a été découvert jeudi 8 janvier dans le coffre de son Audi A3 grise garée sur un parking à Pau, à une douzaine de kilomètres de chez elle. L’identification formelle a rapidement confirmé qu’il s’agissait bien de Mme Oscamou.
Selon le procureur de la République de Pau, aucun élément ne suggère l’intervention d’un tiers dans le décès. L’autopsie réalisée vendredi n’a mis en lumière aucun signe de violence extérieure, ce qui oriente fortement les investigations vers un suicide. Il est envisagé que la professeure aurait pu accéder au coffre depuis l’intérieur du véhicule en abaissant un siège arrière. Les analyses toxicologiques sont toutefois encore en cours afin de confirmer cette hypothèse.
Une figure appréciée de la communauté
Bien connue et respectée dans son milieu professionnel, Sandrine Oscamou enseignait à l’école de Nousty. Mère de deux enfants, elle avait suscité l’émoi dans sa commune lorsque sa disparition avait été signalée. Plusieurs habitants avaient répondu à l’appel lancé par la gendarmerie pour participer aux recherches, témoignant de la solidarité locale autour de sa famille.
Les résultats définitifs des examens toxicologiques sont attendus dans les prochains jours. En attendant, le corps a été remis à la famille dans le respect de la procédure, tandis qu’une cellule d’écoute a été mise en place pour les proches, les collègues et les élèves touchés par cet événement tragique.







