Une affaire tragique secoue l’Alsace après la découverte, dans un hôpital strasbourgeois, d’une jeune femme de 21 ans pendue dans sa chambre, quelques heures seulement après y avoir été admise suite à une tentative de suicide.
Selon les premiers éléments de l’enquête et les récits familiaux, l’incident remonte à la nuit du 2 au 3 décembre 2025. Alertées par un témoin, les sœurs de la victime se sont rendues sur un pont de l’avenue Pierre-Corneille à Strasbourg où la jeune femme menaçait de se jeter dans le vide. Elles ont réussi à la convaincre de renoncer à son geste, mais, profondément bouleversée, elle a été hospitalisée aux urgences de l’hôpital Hautepierre pour prise en charge psychiatrique.
Le lendemain, le personnel hospitalier a découvert la jeune femme pendue dans sa chambre. Selon les informations disponibles, elle serait restée plongée dans le coma depuis cette découverte. Sa famille a annoncé qu’elle avait déposé une plainte contre les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, s’interrogeant notamment sur les conditions de surveillance et de sécurité qui auraient pu permettre un tel drame alors qu’elle était sous la responsabilité du service hospitalier.
Cette affaire relance des débats sensibles sur la prise en charge des personnes en détresse psychologique, et en particulier des patients hospitalisés pour des tentatives de suicide. Les proches de la victime pointent du doigt l’absence de surveillance adaptée dans un service psychiatrique où des mesures de protection — comme le retrait des objets dangereux ou une supervision plus stricte — sont essentielles pour éviter les récidives.
Les autorités médicales et judiciaires ont ouvert une enquête pour clarifier les circonstances exactes de cet incident. Les investigations devraient notamment s’attacher à déterminer si les protocoles de sécurité auraient pu être respectés et si des négligences ont contribué au drame.
Ce fait divers intervient dans un contexte où les établissements de santé se retrouvent régulièrement au centre des préoccupations publiques concernant la sécurité des patients en crise, notamment après d’autres affaires de suicides survenus dans des structures hospitalières françaises.
Le dossier reste en cours d’instruction, et la communauté locale, ainsi que les proches de la victime, espèrent que la lumière sera faite sur ce drame afin d’éviter qu’un tel événement ne se reproduise.







