Un jury de États‑Unis a rendu un verdict lourd de sens cette semaine dans une affaire qui a choqué l’opinion publique : Kelle Anne Brassart, 45 ans, a été reconnue coupable de meurtre au second degré et de négligence criminelle grave dans la mort de sa fille de 2 ans, Daniellé Pires.
Les faits remontent au 12 septembre 2025, dans le jardin familial à Turlock, en Californie : la petite Daniellé est tombée dans la piscine et s’y est noyée, malgré les tentatives des secours pour la réanimer.
Des éléments accablants présentés au procès
Selon les procureurs, Brassart était sous l’influence de l’alcool au moment du drame et a passé environ 45 minutes à utiliser des applications de rencontre à l’intérieur de la maison pendant que sa fille se trouvait seule dans le jardin.
Lorsqu’ils sont arrivés sur place, les policiers ont constaté qu’elle présentait des signes d’ébriété, avec un taux d’alcoolémie mesuré à 0,246 %, soit plus de trois fois la limite légale pour conduire. Des bouteilles d’alcool vides et pleines ont été retrouvées dissimulées dans la maison.
Brassart a expliqué aux enquêteurs qu’une blessure à la jambe l’empêchait d’accéder à la piscine sans fauteuil roulant, mais cette version a été contredite par des vidéos montrant qu’elle marchait sans aide les jours précédant l’incident.
Négligence et condamnation tragique
La cour a également eu accès à des images de vidéo-surveillance montrant la fillette seule pendant une longue période, avant de tomber dans l’eau. La mère a bien appelé le 911 pour signaler que sa fille flottait dans la piscine, mais n’a pas tenté de la secourir elle-même, selon les procureurs.
Au moment de l’incident, Brassart était déjà en probation pour maltraitance sur enfant, ce qui a encore alourdi l’accusation.
Vers une sentence très sévère
La condamnation pour meurtre au second degré expose Brassart à une peine de 15 ans à la perpétuité. Sa sentence est prévue le 5 février 2026.
Pour les autorités judiciaires locales et les défenseurs de l’enfance, cette affaire illustre tragiquement les conséquences de la négligence parentale, en particulier lorsqu’elle est aggravée par l’alcool et le désengagement total de la responsabilité envers un enfant en bas âge.
Les réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias témoignent d’une profonde émotion et d’indignation face à cette tragédie, alors que la communauté de Turlock tente de comprendre comment une telle fatalité a pu se produire sous le regard d’adultes responsables.







