Le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland, a tenu ce jeudi 5 février une conférence de presse pour faire le point sur l’avancée de l’enquête dans l’affaire de la tentative d’assassinat de la professeure d’arts plastiques à Sanary-sur-Mer (Var). Voici ce qu’il faut retenir.
«Il n’avait pensé qu’à une seule chose : assassiner sa professeure». Deux jours seulement après la violente agression au couteau qui a eu lieu dans un collège de Sanary-sur-Mer (Var) à l’encontre d’une professeure d’arts plastiques, le procureur de la République de Toulon, Raphaël Balland, a fait le point sur l’avancée des investigations.
Une attaque rapide et violente
Le procureur de la République de Toulon a tout d’abord rappelé que les faits avaient été commis le 3 février au sein d’une classe de 3e du collège La Guicharde à Sanary-sur-Mer dans le Var.
Au moment de la pause de 14h25, l’élève, de 14 ans, a sorti un couteau de son sac et a poignardé sa professeure d’arts plastiques, âgée de 60 ans, à quatre reprises devant les 21 autres élèves de la classe.
Lors des auditions, l’élève de 14 ans, qui doit avoir 15 ans dans un mois et qui a été immédiatement appréhendé après les faits, a reconnu être l’auteur de l’agression et de l’ensemble des coups de couteau portés.
Il a par ailleurs indiqué avoir pris l’arme, un Opinel doté d’une lame de 12 centimètres, le matin-même des faits dans la cuisine de son foyer et a indiqué l’avoir pris dans l’intention «de planter sa prof» envers laquelle il avait développé «trop de haine».
L’adolescent a également reconnu avoir agi avec préméditation et que durant la matinée précédant les faits, «il n’avait pensé qu’à une seule chose : assassiner sa professeure» et connaître la différence entre le meurtre et l’assassinat et leur degré de gravité.
Le procureur de la République de Toulon a indiqué que les «investigations ont démontré qu’il avait effectué des recherches sur Internet quelques jours avant les faits sur les risques judiciaires encourus par un mineur qui tuerait sa professeure».
De plus, il a avoué avoir souhaité passer à l’acte dès la semaine précédente mais avoir renoncé par peur.







