Un homme, blessé par balles en mai par des gendarmes qu’il avait menacés et suspecté d’avoir auparavant provoqué l’accident d’un car de passagers à Mornas (Vaucluse), est présenté à un juge vendredi en vue de sa mise en examen, a-t-on appris de sources judiciaires. Le suspect est présenté pour tentative de meurtre et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, a indiqué le parquet d’Avignon, qui a requis son placement en détention provisoire.Des antécédents psychiatriques lourdsLe 7 mai, le Tunisien de 32 ans, en France depuis 2022, avait été blessé par les tirs d’une gendarme sur la commune de Mornas, près d’Orange. Le parquet de Carpentras, qui s’est depuis dessaisi, avait à l’époque indiqué qu’au moment où une patrouille de gendarmes allait le contrôler il avait menacé les militaires « à l’aide d’une barre en métal en criant ”Allah Akbar” » (Dieu est le plus grand). S’en était suivie « une altercation physique » et ensuite « un des gendarmes a (vait) fait feu sur cet individu avec son arme de service ».Les recherches n’avaient pas fait apparaître de traces de radicalisation et le parquet anti-terroriste ne s’était pas saisi de l’affaire. L’homme est également suspecté d’avoir provoqué un accident de car la veille sur l’autoroute A7, sur cette même commune de Mornas. Treize personnes avaient été blessées dans la sortie de route du véhicule quand un passager avait tenté de s’emparer du volant avant de prendre la fuite.Sorti du coma la semaine dernière, le suspect avait été placé en garde à vue à l’hôpital et une hospitalisation psychiatrique sous contrainte un temps envisagée, selon son avocat, Jean-Christophe Basson-Larbi. Il présente « des antécédents psychiatriques lourds en Tunisie, liés à une très grave dépression », selon son défenseur, qui a estimé qu’il avait été interrogé alors « qu’il ne savait ni où il était, ni ce qu’il faisait ». Son client conteste avoir eu un couteau ou une barre de fer et avoir crié « Allah Akbar ».« Ses droits sont bafoués et sa qualité de victime est niée », a encore estimé l’avocat, dénonçant un manque d’avancée dans l’enquête sur les tirs sur son client, touché à cinq reprises. L’enquête sur les tirs, confiée à la Section de recherches de la gendarmerie de Marseille, se poursuit, a indiqué de son côté vendredi le parquet de Carpentras qui a conservé ce volet de l’enquête.Faits diversAvignon : Des renforts obtenus par la préfète de Vaucluse après une fusillade mortelleSociétéAvignon : Une fresque représentant Macron en Hitler va bientôt être effacée





