
Une séquence qui n’est pas passée sous les radars. Sur CNews, ce dimanche 9 février, Manuel Bompard a été interrogé sur les propos du patron du renseignement territorial, Bertrand Chamoulaud. Dans une interview accordée au Monde en décembre, ce dernier a indiqué que « les deux risques majeurs pour la cohésion nationale sont le narcotrafic et le séparatisme islamiste ». Face aux journalistes, le coordinateur national de LFI a alors assumé ne pas être d’accord avec ce constat, assurant « qu’il y a d’autres menaces ».
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Plusieurs fois relancé sur la question de l’islamiste, le député des Bouches-du-Rhône refuse de répondre frontalement à la question, se contentant de désigner le « terrorisme », aux motivations diverses, comme une menace.Avant d’ajouter, face à l’insistance de son intervieweur : « Derrière ce mot (islamiste NDLR), vous mettez des choses extrêmement différentes et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas envie de le reprendre ».
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« Pour rappel, depuis 2015, nous avons subi plus de 50 attentats islamistes »
Des propos épinglés par plusieurs membres du Rassemblement national sur les réseaux sociaux. « Ce n’est pas “La France insoumise” : c’est “la France islamiste” », a lancé le patron du RN Jordan Bardella. Ce à quoi Manuel Bompard a répliqué, sur X : « Cette diversion ridicule et mensongère ne fera pas oublier votre culpabilité dans le passage du budget de Macron et Bayrou » – une référence au refus du RN de voter les motions de censure contre le gouvernement Bayrou.
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« L’aveuglement de LFI face à l’islamisme est une trahison de la sécurité des Français. Pire encore, leur complicité idéologique fait de LFI un danger pour la France », a pour sa part pesté la députée du Var Julie Lechanteux. « Dans quel monde vit Manuel Bompard ? », s’est de même interrogé Franck Allisio. « Comment peut-il dire que l’islamisme n’est pas une menace ? C’est une insulte aux 275 personnes disparues », a écrit le député sur X. Et d’ajouter : « Pour rappel, depuis 2015, nous avons subi plus de 50 attentats islamistes, plus qu’aucun autre pays ».
En avril dernier, Manuel Bompard refusait déjà de « participer aux discours alarmistes » sur l’islamisme. Le cadre insoumis s’était inscrit en faux aux propos de Gabriel Attal, alors Premier ministre, indiquant que la « laïcité est plus que jamais menacée » après la démission du proviseur du lycée Maurice-Ravel, menacé de mort pour avoir exhorté une élève à ôter son voile. Sur Sud Radio, le député LFI avait accusé « plein de gens » de « dévoyer le concept de laïcité » pour « stigmatiser les Français de confession musulmane ».
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