
Le message est clair : les Français veulent en finir avec la culture de l’excuse. Selon le dernier baromètre « Sécurité des Français » réalisé par Odoxa pour Le Figaro, 86 % de nos concitoyens estiment qu’il faudra voter une nouvelle loi sur la délinquance des mineurs. Cette volonté fait l’unanimité chez les concernés, car 89 % des 12-17 ans y sont favorables. Du côté de leurs parents, 83 % plaident également pour légiférer. Sept personnes sur dix se disent même persuadées qu’une salve de mesures fortes, gravées dans le marbre par un vote au Parlement, sera « efficace pour améliorer la situation ».
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Ainsi, ils sont également 86 % à plébisciter « la sanction des mineurs dès le premier délit commis ». Les Français se déclarent en outre favorables à 93 % au durcissement des peines contre les mineurs délinquants récidivistes. Et pour 79 % d’entre eux, « à ce que les mineurs délinquants soient davantage condamnés à des peines d’incarcération ». Concernant la comparution immédiate pour les mineurs, accompagnée de la fin de l’excuse de minorité, 90 % des 12 – 17 ans y sont favorables et 88 % des personnes majeures.
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Ces chiffres interviennent dans un contexte où la violence des mineurs ne cesse de défrayer la chronique. De nombreuses affaires se sont déroulées ces dernières semaines. À l’image du meurtre d’Elias, adolescent de 14 ans poignardé à mort le 24 janvier par deux autres mineurs pour un téléphone portable. Mardi dernier, un élève d’un collège de Bobigny a été roué de coups sans raison apparente par une bande de jeunes. Quelques jours plus tôt, à Reims, un collégien de 15 ans s’est fait frapper à coups de marteau, jusqu’à perdre connaissance, par des agresseurs encore moins jeunes que lui.
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Certaines des mesures voulues par les Français figurent dans la proposition de loi de Gabriel Attal, examinée à l’Assemblée nationale ce mercredi 12 février. Par exemple, la création d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de plus de 16 ans en cas d’infraction grave, la révision des modalités d’atténuation de l’excuse de minorité ou encore l’extension de la responsabilité solidaire de plein droit des parents pour les dommages causés par leurs enfants. Si les principales mesures du texte ont été retirées en commission des Lois la semaine dernière, des amendements ont été déposés pour les rétablir.
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