
Jean-Luc Mélenchon ajoute sa pierre au débat sur l’identité nationale lancé par François Bayrou. Tout en qualifiant cette initiative « d’odieuse » et « n’ayant pas lieu d’être » dans un entretien au journal 20 minutes ce mercredi 12 février, le chef de file des Insoumis assure vouloir « faciliter l’accès à la nationalité française ». Quelques jours plus tôt, le Premier ministre avait appelé de ses vœux un débat plus large sur « ce que c’est qu’être Français », sur le plateau de RMC.
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En réponse, l’ancien sénateur assure que la nationalité française « devrait être quasi de droit », notamment « pour les médecins étrangers qui la demandent et la méritent ». En outre, il affirme même vouloir inscrire dans la Constitution le droit du sol – auquel les députés ont récemment ajouté de nouvelles restrictions pour le département de Mayotte. « Je milite pour l’unité du peuple français. Je ne suis nullement dérangé par le fait que des étrangers deviennent Français », a poursuivi le patron de La France insoumise.
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« L’attitude de Retailleau et Darmanin est anti-française »
Jean-Luc Mélenchon a ensuite sévèrement taclé le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et le garde des Sceaux Gérald Darmanin qui veulent, pour leur part, durcir le droit du sol dans l’Hexagone. « Mettre en cause un droit qui date de 1515, c’est curieux de la part des gens qui défendent les traditions », a-t-il lancé. Avant d’ajouter : « D’autant plus que cette manière de nous définir comme Français a fondé notre universalisme, celui de la Déclaration des droits de l’Homme. Donc, leur attitude est anti-française ».
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Le chef de file des Insoumis en a également profité pour attaquer le patron du Parti socialiste Olivier Faure, qui s’est dit ouvert au débat sur le droit du sol. « Je ne suis pas surpris de voir Monsieur Faure trouver qu’il n’y a pas de “tabou” en la matière. C’est le prix qu’il paye pour s’assurer qu’on laisse le gouvernement en place », a tancé le triple candidat à l’élection présidentielle, faisant référence au refus des socialistes de voter les dernières motions de censure déposées par les Insoumis.
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