
Quel plaisir de retrouver la pétillante Barbara Parker, moins d’un an après ses premières aventures ! Et cette deuxième saison démarre là où tout avait commencé, à Blackpool, où la jeune femme avait été élue « reine de beauté » d’une ville qu’elle s’empressait aussitôt de quitter pour démarrer une nouvelle vie. Pour échapper au destin de potiche de province qui lui tendait les bras, elle préférait prendre la fuite pour Londres afin de réaliser ses rêves.
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Et c’est en Sophie Straw (son nom de scène) qu’elle rentre cette fois au bercail pour inaugurer les illuminations de Noël telle une véritable icône du show-business. Désormais star de son propre sitcom et amoureuse du beau Dennis (qui n’est pas encore libre), le personnage toujours brillamment interprété par la belle Gemma Arterton va pourtant vite déchanter : lorsqu’elle partage involontairement les difficultés qu’elle traverse dans sa vie personnelle avec une chroniqueuse people mal intentionnée, tout bascule ! Et son univers professionnel comme son « couple » ne tiennent désormais qu’à un fil.
Toujours en colocation avec sa grande copine Marge, Barbara doit donc affronter des tempêtes auxquelles elle ne s’attendait pas. Tout en essayant d’élargir ses horizons artistiques pour donner un nouveau souffle à sa carrière. Si on retrouve la reconstitution des années 1960 particulièrement soignée, l’humour so british et l’atmosphère baignée de légèreté qui ont fait le succès de la première saison, on peut regretter en revanche un ton un peu plus aseptisé et moins original.
Une baisse de rythme qui peut rappeler le déclin d’une série comparable, La Fabuleuse Madame Maisel, qui avait perdu de sa fraîcheur au fil des saisons. Mais Funny Woman séduit toujours autant dans sa forme que dans son fond, notamment avec une critique acerbe de la société de l’époque, empreinte de machisme, que notre héroïne (et ses copines) dénonce sans ambages.
Un propos qui a justement séduit son actrice principale. « À l’origine, ce personnage m’a attirée parce qu’elle est une femme de la classe ouvrière avec un accent qui s’est heurtée à beaucoup d’adversités, raconte Gemma Arterton. Je me suis identifiée à cela, dans une certaine mesure, ainsi qu’à son sens de l’humour et à sa façon de voir le monde. Elle est capable de trouver la drôlerie en toute chose. Et même lorsqu’elle est au plus bas, elle garde son sens de l’humour. » Il est vrai qu’au fil de ces quatre épisodes, on rit beaucoup, autant que l’on s’interroge sur la résonance sociétale de l’histoire. Et on se pincerait parfois pour croire qu’une telle misogynie a bel et bien existé… Une deuxième saison réussie donc, qui laisse entrevoir une troisième. Et on dit : « Yes » !
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Funny Woman saison 2 ★★, de Morwenna Banks, avec Gemma Arterton, Arsher Ali. 4 épisodes de 45 minutes. Mardi à 20 h 50.
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