
Celui qui réclame la démission d’Emmanuel Macron à tout bout de champ entendra-t-il les demandes concernant la sienne ? Le député La France insoumise (LFI) des quartiers nord de Marseille, Sébastien Delogu, reconnu coupable de violences aggravées envers des membres du personnel de l’Éducation nationale, a été condamné ce vendredi 14 février matin par le tribunal correctionnel à une amende de 5 000 euros.
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Après l’annonce de cette décision judiciaire, les appels à la démission de l’élu n’ont pas tardé à pleuvoir sur les réseaux sociaux. « Ce n’est même pas concevable que ce Monsieur reste à l’Assemblée, car en attendant, je le paie ! Il est rémunéré par nos impôts… Moi, gendarme, je suis représenté par un délinquant ! », a par exemple dénoncé Patrick, un membre des forces de l’ordre interrogé dans les « Grandes Gueules » sur RMC. « Pas de commentaire, pas de tweet Mesdames Mathilde Panot, Manon Aubry, Sandrine Rousseau ?, s’est pour sa part interrogé un internaute. Étonnant, non, ce féminisme à géométrie variable… »
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Des personnalités médiatiques et politiques n’ont également pas manqué de réagir à la condamnation du député insoumis. « Comment peut-on tolérer que ce genre d’individus siègent à l’Assemblée nationale ? », s’est insurgée l’auteur Émilie Frèche, accompagnant son message du hashtag « #DeloguDémission ».
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« Un député condamné pour des violences physiques contre des membres de la communauté éducative peut-il rester en poste ? », a pour sa part écrit sur X le journaliste Frédéric Says. De son côté, l’eurodéputé RN Matthieu Valet a dressé le palmarès des faits reprochés aux Insoumis : « Louis Boyard, ancien dealeur. Andy Kerbrat interpellé pour achat de drogue. Jean-Luc Mélenchon condamné pour intimidation et rébellion sur des policiers. Adrien Quatennens pour violences conjugales. Sébastien Delogu pour violences sur du personnel éducatif… »
Sébastien Delogu a été reconnu coupable d’avoir assené des coups de pied au principal adjoint et à la conseillère principale d’éducation (CPE) du lycée Saint-Exupéry en mars 2023, rappelle Le Figaro. Accompagné de grévistes de la CGT, l’élu s’était rendu devant l’entrée de l’établissement pour soutenir des élèves qui tentaient d’organiser un blocus en signe de protestation contre la réforme des retraites du gouvernement. Son avocat a annoncé qu’il allait faire appel.
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