
Bruno Retailleau pousse Emmanuel Macron à utiliser le référendum sur l’immigration. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos, le ministre de l’Intérieur a noté, ce dimanche 16 février, une « tension entre l’État de droit et la souveraineté populaire », estimant qu’il fallait « redonner une vigueur aux aspirations du peuple ».
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« Le mal démocratique en Occident » réside dans le fait que « les dirigeants ne suivent pas les aspirations de leur peuple », estime Bruno Retailleau, paraphrasant presque le vice-président américain J.D. Vance qui a conseillé aux dirigeants européens « d’écouter ce que votre peuple vous dit », lors de la Conférence de la sécurité de Munich ce vendredi 14 février.
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En conséquence, pour « redonner une vigueur à la souveraineté nationale », le candidat déclaré à la présidence des LR plaide pour un référendum sur l’immigration. Mais s’interroge sur le rôle du Conseil constitutionnel, qui serait devenu un « échafaudage juridique » qui « ligote l’État régalien ». Et d’ajouter que « la seule Cour suprême, c’est le peuple ».
Dans un contexte politique incertain, l’ancien patron des sénateurs LR maintient que la voie du référendum est possible et « engage Emmanuel Macron à avoir recours » à ce vote, notamment que la question migratoire. « J’affirme qu’aujourd’hui, il est possible d’avoir un référendum sur des questions migratoires, à condition que ces questions ressortissent de la question sociale », assure-t-il.
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« La seule Cour suprême, c’est le peuple »
En effet, les sages pourraient empêcher un référendum trop général sur l’immigration car l’article 11 – qui permet d’organiser une consultation – ne mentionne pas ce sujet. En revanche, un référendum sur les aides sociales accordées aux étrangers ne devrait pas être retoqué car cela relève de « la politique économique et sociale », mentionnée à l’article 11.
En outre, selon un sondage Ipsos, neuf Français sur dix se disent favorables à la mise en place de référendum sur plusieurs sujets, et 74 % appellent à trancher « les aspects sociaux de la politique migratoire ».
Plus généralement, Bruno Retailleau a lancé sa campagne pour la présidence des LR, contre Laurent Wauquiez, avec qui il ne souhaite pas « de match sanglant ». Il explique s’adresser « à tous ceux qui veulent que le travail paie plutôt que l’assistanat, que l’État se réforme et arrête de faire les poches des Français, que l’école transmette des savoirs et la fierté française ».
Et concernant le parti lui-même, son objectif est de « retrouver une convivialité, une collégialité, et que les militants ne soient plus considérés comme des remplisseurs de salle ou des distributeurs de tracts ». Il répète vouloir « convaincre autant des électeurs macronistes que ceux du RN ».
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