
Ce n’est malheureusement pas une surprise au regard des résultats de l’hiver : les Mondiaux s’achèvent aujourd’hui à Saalbach sans aucun podium tricolore, pour l’instant. Chez les dames, la retraite de Tessa Worley en 2023 a laissé un immense vide. Chez les messieurs, en l’absence du descendeur Cyprien Sarrazin et du polyvalent Alexis Pinturault, tous deux blessés et forfait a minima pour le reste de la saison, la seule opportunité de récompense repose sur les spatules de Clément Noël.
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À 27 ans, le Vosgien expatrié dans les Alpes depuis l’adolescence a retrouvé son meilleur niveau pile au bon moment. « J’arrive dans de bonnes dispositions. J’ai fait un bon début d’année, j’ai gagné des courses, c’est légitime d’avoir des ambitions sur ces championnats du monde », confie-t-il au JDD. Ajoutant aussitôt : « Les compteurs sont remis à zéro. Je sais que je skie bien, mais beaucoup de concurrents aussi. Il ne faut pas être en excès de confiance. »
Depuis novembre, quatre slaloms (Levi, Gurgl, Adelboden et Kitzbühel) sont tombés dans son escarcelle. Ce qui porte à quatorze son total de succès en Coupe du monde, un de plus que l’ancien recordman français de la spécialité, l’illustre Jean-Noël Augert (performance établie en 1973), et six de plus que Jean-Baptiste Grange. Contrairement à ses aînés, le coureur du Club des sports de Val-d’Isère n’a jamais remporté de titre mondial (décerné au vainqueur d’une course d’un jour) ni même de petit globe de cristal (qui consacre le meilleur slalomeur de la saison). En revanche, comme Jean-Claude Killy (1968) et Jean-Pierre Vidal (2002), il a conquis le Graal olympique de la discipline (Pékin, 2022).
Sa médiatisation reste toutefois très relative. Ce qui lui convient : « Je n’aime pas la lumière. Je préfère la tranquillité. Bien sûr, c’est flatteur d’être reconnu pour ses résultats. Ce qui parle au grand public, ce sont les titres mondiaux et olympiques ou alors des palmarès à rallonge. Quand je vois des skieurs qui ont une douzaine de médailles aux championnats du monde, même si j’avais gagné tous les slaloms, je n’aurais pas eu un tel palmarès. Je ne pratique qu’une discipline ! »
L’occasion aussi d’en savoir davantage sur cet athlète plutôt discret : « Je me passionne très rapidement pour des choses que les gens pourraient trouver un peu folles. Actuellement, j’aime bien les gros avions et je regarde des vidéos de compagnies aériennes. Pourtant, j’ai un peu peur en avion. Sinon, j’aime les fléchettes et le golf. L’été, c’est cool. Beaucoup de skieurs jouent au golf. Comme autres passions, j’ai le vin, la gastronomie et les montres. » Sans nul doute, il aura donc réglé sa toquante à 9 h 45 puis 13 h 15, horaires des deux manches du slalom ce dimanche…
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