
Fini les activités de détente pour la Saint-Valentin en prison. En visite ce lundi 17 février à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), Gérald Darmanin a fustigé les séances de massage, les initiations à la danse country et les ateliers de yoga offerts aux détenus de la maison d’arrêt de Seysses (Haute-Garonne) à l’occasion de la fête des amoureux. « Il est hors de question d’avoir des activités ludiques qui choquent tous nos concitoyens et qui me choque profondément », a lancé le ministre de la Justice.
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Dans la Dépêche du Midi, des surveillants avaient dénoncé ces activités proposées aux prisonniers alors qu’eux disent « crever la bouche ouverte » par manque de moyens. « Début février, quatre surveillants en formation ont dû payer leur repas, faute d’un budget nécessaire. Nos familles, comme tous ceux qui vivent avec un Smic, aimeraient aussi profiter d’activités gratuites », avait déclaré le représentant local du syndicat des surveillants pénitentiaires. « Je trouve ça choquant qu’un violeur, qu’un kidnappeur puisse bénéficier de ça », pestait pour sa part un autre surveillant syndiqué de la maison d’arrêt.
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J’ai vu qu’un certain nombre d’habitudes avaient été prises avant mon arrivée place Vendôme
Gérald Darmanin, ministre de la Justice
« Personne ne comprend pourquoi ces activités existent », a répondu le garde des Sceaux, ce lundi, devant un parterre de journalistes. « Désormais, nous nous limitons au soutien scolaire, à la langue française, à l’activité autour du travail et à l’activité sportive à l’intérieur de la prison », a-t-il poursuivi.
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Plus largement, sans nommer ses prédécesseurs, le ministre a pointé des dysfonctionnements dans l’administration pénitentiaire : « J’ai vu qu’un certain nombre d’habitudes avaient été prises avant mon arrivée place Vendôme. J’ai passé depuis cette semaine un certain nombre de messages de fermeté », a assuré Gérald Darmanin.
Ce n’est pas la première fois que des activités en prison font polémique. En août 2022, des courses de karting s’étaient déroulées dans la prison de Fresnes. « La lutte contre la récidive passe par la réinsertion, mais certainement pas par le karting », s’était insurgé Éric Dupond-Moretti, alors locataire de la place Vendôme.
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