
Créé en 2022 par Gérald Darmanin sous la présidence d’Emmanuel Macron à l’occasion des Assises territoriales de l’islam de France (Atif), le Forum de l’islam de France (Forif) est une instance publique qui a pour but de structurer le dialogue entre l’État français et les différents acteurs de l’islam présents sur le territoire national.
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Rattaché au ministère de l’Intérieur, le Forum de l’islam de France ne bénéficie cependant pas d’un statut juridique propre. Son objectif est de représenter les musulmans de France face aux pouvoirs publics et d’accompagner leur intégration, conformément aux lois de la République française.
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Quel est le rôle du Forum de l’islam de France ?
Le Forum de l’islam de France s’inspire du Conseil français du culte musulman (CFCM), mis en place en 2003, alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur sous Jacques Chirac. Contesté en raison d’influences étrangères et de dissensions internes, le Conseil français du culte musulman a été marginalisé par Beauvau au profit de la nouvelle émanation.
Le Forif, compétent pour traiter des questions relatives à la pratique du culte musulman en France, s’exprime ainsi sur diverses thématiques. Il rend compte notamment du recrutement et de la formation des imams, de l’encadrement des financements ainsi que de la structuration territoriale des lieux de culte. La lutte contre l’islamisme radical et les actes anti-musulmans, ainsi que la sécurité des lieux de culte musulmans font également partie de ses attributions.
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Quelles difficultés rencontre le Forum de l’islam de France
L’instance, implantée localement via de petits groupes d’experts – responsables associatifs, cadres religieux (imams et aumôniers), avocats et juristes -, ne bénéficie pas de véritable représentation nationale. Un fonctionnement qui rend difficile la concertation et l’émulation des idées ou des propositions. Par ailleurs, et contrairement à la conférence des évêques de France pour l’Église catholique, le culte musulman ne dispose pas de représentants officiels nationaux.
La formation des imams, un sujet épineux
Parmi les sujets qui suscitent l’attention particulière des pouvoirs publics figure la formation des imams à l’étranger. En raison de craintes relatives au séparatisme, les imams dits détachés, c’est-à-dire envoyés et financés par des pays étrangers, ne sont plus autorisés en France depuis 2024. Cependant, de nombreuses fédérations de mosquées enfreindraient la loi française.
Plus largement, le Forif témoigne de la reconnaissance institutionnelle de la place, grandissante, occupée par l’islam en France.
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