
La tendance se confirme : les actes antimusulmans sont en net recul en France. Selon les données du ministère de l’Intérieur publiées ce mardi 18 février, 173 faits ont été recensés en 2024, contre 242 l’an dernier, soit une baisse significative de 29 %. Une évolution que Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a jugée encourageante, tout en reconnaissant que ces chiffres restent sans doute en deçà de la réalité, de nombreuses victimes renonçant à porter plainte.
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Le recul des actes antimusulmans s’inscrit dans une tendance fluctuante observée ces dernières années. En 2022, 188 faits avaient été enregistrés, contre 213 en 2021. Ces actes représentent aujourd’hui environ 7 % des faits antireligieux signalés. Le ministre a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’éradiquer ces agressions, qu’elles visent des individus ou des lieux de culte. « Face aux faits qui visent nos compatriotes de confession musulmane, nous serons intraitables », a-t-il déclaré lors de la clôture du Forum de l’Islam de France (Forif).
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Pour renforcer l’action des pouvoirs publics, un nouvel acteur entre en scène : l’Association de défense contre les discriminations et actes antimusulmans (Addam). Créée en février, elle prévoit de lancer dans les prochains jours une plateforme de signalement afin de compléter les données officielles et d’« accompagner plus dignement encore les victimes », selon Bruno Retailleau.
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Autre avancée mise en avant par le ministre : l’établissement de référents territoriaux au sein du culte musulman, censés faciliter les échanges avec les autorités sur les questions de sécurité. Une nécessité, à en juger par la répartition des faits recensés en 2024 : 41 en Île-de-France, 24 en Auvergne Rhône-Alpes et 20 dans les Hauts-de-France. Dans le détail, 52 % des actes constatés concernaient des atteintes aux biens, tandis que les 48 % restants ciblaient directement des personnes.
Enfin, le ministre de l’Intérieur a annoncé son intention d’accélérer les discussions sur la question des carrés musulmans dans les cimetières, en confiant prochainement une mission parlementaire à un sénateur et un député. Un chantier à la croisée des enjeux religieux et municipaux, qui pourrait susciter de vifs débats.
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