
L’éviction des chaînes C8 – première chaîne de la TNT – et NRJ 12 est confirmée. Ce mercredi, la Conseil d’État a refusé d’annuler la décision de l’Arcom (l’autorité de régulation de l’audiovisuel) de décembre, qui retire aux deux chaînes les fréquences TNT dont elle bénéficiait depuis vingt ans. Elles cesseront d’émettre le 1er mars et devraient être remplacées, à partir du 6 juin, par LCP/Public Sénat (canal 8) et Gulli (canal 12).
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Dans un communiqué, Canal+ « déplore vivement » le rejet de son recours devant le Conseil d’État. « Un écosystème tout entier se retrouve sacrifié au regard des enjeux économiques, sociaux et concurrentiels engendrés. Près de 400 collaborateurs et prestataires de C8 s’apprêtent à perdre leur emploi ou à le voir menacé », écrit le groupe, tout en remerciant « très chaleureusement » le public de C8 d’avoir accompagné et soutenu la chaîne tout au long de ces dernières années.
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« On est peut-être à l’aube d’un énorme scandale d’État », avait dénoncé la semaine dernière à l’antenne l’animateur phare de C8, Cyril Hanouna, en amont de la décision du Conseil d’État. Il avait en outre évoqué une potentielle procédure devant la Cour européenne des droits de l’Homme. « On va attendre la décision mais on ne compte pas sur le rapporteur, on a d’autres solutions », avait-il assuré.
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Un certain nombre de personnalités politiques et médiatiques avaient mis en garde contre l’atteinte à la liberté d’expression et contre la diversité médiatique que représenterait la disparition de C8 et NRJ 12. Parmi elles, le président du RN Jordan Bardella avait déclaré que la fermeture de C8 « serait tout à la fois un séisme dans le paysage audiovisuel français et une indéniable victoire de la gauche, qui a fait de la dénonciation du prétendu “empire Bolloré” sa nouvelle raison d’être ». Le combattant de MMA Benoît Saint-Denis avait également apporté son soutien à C8, avant la conformation de son éviction, dénonçant une « situation honteuse ». « La France est pourtant un pays dans laquelle la liberté d’expression est primordiale », avait-il déploré.
La décision initiale de l’Arcom d’exclure les deux chaînes, en juillet, avait déjà soulevé une levée de boucliers. Canal+ avait déploré une mesure « inédite dans l’histoire de la TNT, depuis sa création en 2005 ». Entre autres personnalités publiques, la journaliste et ex-membre de l’Arcom, Françoise Laborde, avait pointé du doigt une décision « complètement injuste », tandis que l’écrivain et journaliste Éric Naulleau avait jugé que l’Arcom appliquait un « programme de censure politique et d’atteinte à la liberté d’expression ».
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