
« Quatre cercueils présentés sur une scène – des images à peine supportables. Jusqu’à la fin, les familles d’otages sont exposées à la terreur sans limite du Hamas. Mes pensées vont vers elles. J’espère qu’elles pourront bientôt faire le deuil de leurs proches et les enterrer dignement » : c’est en ces termes que la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, a dénoncé la mise en scène accompagnant la remise, par le Hamas, des cercueils de quatre otages israéliens.
Publicité
Lors d’une cérémonie organisée à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, des combattants cagoulés et armés du mouvement islamiste palestinien ont exposé sur un podium quatre cercueils portant chacun la photo d’un des otages, rapporte l’AFP. Au-dessus, un poster présente le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le visage maculé de sang et affublé de dents de vampire.
La suite après cette publicité
Cette mise en scène a été qualifiée d’« abjecte et cruelle »par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a également exprimé son écœurement, déclarant : « Le Hamas n’est pas un mouvement de résistance, le Hamas (entretient) un culte de la mort, il assassine, torture et parade avec des cadavres ».
La suite après cette publicité
« Le Hamas n’est pas un mouvement de résistance, il entretient un culte de la mort, il assassine, torture et parade avec des cadavres »
Les dépouilles des quatre otages ont été restituées dans le cadre de l’accord de trêve à Gaza entre l’État hébreu et le Hamas, entré en vigueur le 19 janvier. C’est la première fois que le mouvement terroriste remet des corps d’otages depuis son attaque meurtrière du 7 octobre 2023, qui a provoqué une opération militaire israélienne dans la bande de Gaza.
Les dépouilles restituées, selon l’AFP, sont celles d’Ariel et Kfir Bibas, âgés respectivement de quatre ans et huit mois et demi lors de leur enlèvement le 7 octobre, ainsi que celles de leur mère, Shiri, et d’Oded Lifshitz, âgé de 83 ans ce jour-là. La famille Bibas a appelé à « ne pas faire l’éloge funèbre de (ses) proches jusqu’à ce que l’identification finale soit confirmée ».
Source : Lire Plus






